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HORS
D'ATTEINTE
Steven
Soderbergh est né le 14 janvier 1963 à Baton Rouge,
en Louisiane.
Sa carrière débute en 1986, en tournant la vidéo-documentaire
d'un concert live du groupe Yes.
Soderbergh
n'a alors que 23 ans et se retrouve déjà
nominé aux Grammy Awards.
Passioné par le septième art, Steven réalise
ses premiers films à 13 ans en super 8.
Par
la suite il apprendra le métier de monteur sur la chaîne
NBC pour l'émission "Games people play", tout en réalisant
parrallèlement des courts-métrages (dont
"Janitor" en 1978) et en écrivant des
scénarios.
La
rencontre avec un agent, Ann Dollard, va s'avérer
décisive : Ann le pousser à écrire. Et son retour
en Californie le propulse réalisateur : Soderbergh dirige
Andie McDowell et James Spader alors qu'il n'a que 26
ans, dans "Sexe, mensonge et vidéo"
("Sex, lies and viedotapes").
Le
film révèle les deux acteurs. Le film est l'évènement
du festival de Sundance 1989.
Wim
Wenders ("Les ailes du désir"), président
du festival de Cannes la même année, découvre
alors Andie MacDowell (avec qui il tournera "The
End of Violence" huit ans plus tard) et couronne
James Spader d'un Prix d'interprétation.
Le
film obtient la Palme d'or, qui sera plus tard controversée.
La
consécration dès le premier film.
"Sexe,
mensonges et vidéo" ("Sex,
lies and videotape") condense déjà
toutes les obessessions du cinéaste : son amour
profond et sincère pour les acteurs, le mélange
inédit et de dialogues ciselés. L'esthétique
Soderbergh s'impose.
Conséquence
logique de sa Palme d'Or, la pression est énorme sur
les épaules du jeune réalisateur.
Mais
Soderbergh préfère ne pas choisir la facilité,
se coupe du système Hollywoodien et se tourne
vers des projets singuliers : "Kafka", un
suspense en noir et blanc, inspiré de la correspondance
de l'écrivain tchèque. Et les mémoires de l'écrivain
A.E. Hotchner dans "King of the hill", l'histoire
d'un adolescent de douze ans, très imaginatif,
qui essaye d'empêcher sa famille d'éclater pendant la
Grande Dépression des années 30.
Des
films expérimentaux, où il peut davantage explorer
ses obsessions : les relations homme-femme, la dépendance
de l'être humain à l'égard du système, la trahison,
la passion. Autant de thèmes récurrents.
Même
si Soderbergh reste toujours présent dans les
magazines spécialisés, le grand public
l'oublie complètement.
En
1996, Soderbergh réalise coup sur coup deux films très
personnels : "Schizopolis", une comédie expérimentale
quasi-buñuelienne et "Gray's Anatomy", la
version filmée du monologue du comédien Spalding Gray.
Débute
alors une nouvelle période pour le réalisateur,
qui retrouve les faveurs des studios et du public. Soderbergh
tourne "Hors d'atteinte"
("Out of sight"),
adapté du roman d'Elmore Leonard.
Le
film, proche de l'univers de Quentin Tarantino, révèle
Jennifer Lopez et Ving Rhames ("Pulp Fiction").
Soderbergh
enchaîne alors succès sur succès :
"L'Anglais"
("The Limey"), collage
baroque, met en vedette Terence Stamp, avant d'enchaîner
avec le tournage"Erin
Brockovich" qui permet à Julia Roberts
de décrocher so premier Oscar, le chef-d'oeuvre "
Traffic" avec Michael
Douglas, Catherine Zeta-Jones et Benicio Del Toro (Oscar
du meilleur second rôle) et "Ocean's
Eleven" au casting quatre étoiles :
Brad Pitt, Julia Roberts, George Clooney, Matt Damon,
Andie Garcia.
Grâce
à ces films de genre, Soderbergh a réussit
l'exploit de conserver sa liberté tout en s'imposant
à Hollywood.
Très instinctif et particulièrement doué,
Steven Soderbergh est devenu un réalisateur à
la mode, tout en restant intègre avec sa vision du cinéma.
Désormais, le réalisateur de "Traffic"
semble définitivement "Hors d'atteinte".
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@ir-V Trocc@z -
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