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SYNOPSIS
Graham
Dalton est un maniaque de la vidéo : il passe son temps
à enregistrer sur cassette des interviews de
femmes étalant leurs fantasmes intimes.
Son
entourage à Bâton Rouge est composé d'Ann (Andie McDowell),
qu'il trompe avec sa belle-sour, John Millaney un avocat
marié à une femme prude et Cynthia une barmaid au tempérament
pour le moins .explosif.
Cette
dernière se prête de bonne grâce à la caméra indiscrète
de Graham : John, démasqué, est furieux.
Surmontant
sa répugnance, Ann entre dans ce jeu de la vérité et
prend à son propre piège le confesseur-voyeur.
Graham, guéri de sa perversion, décide de détruire le
matériel compromettant et engage une relation authentique
avec Ann, elle-même libérée.
CRITIQUE
INDISCRETIONS
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Tourné
en Louisiane à Bâton Rouge, "Sexe, mensonge et vidéo"
("Sex, lies and videotape") fut la révélation du festival
de Cannes en 1989.
Le
jury, présidé à l'époque par Wim Wenders ("Les ailes
du désir", "Buena Vista Social Club"), lui décerna même
une double récompense : une Palme d'or controversée
et un prix d'interprétation masculine pour James Spader.
Budget modeste, acteurs quasi-débutants, "Sexe, mensonge
et vidéo" ("Sex, lies and videotape") est
une peinture ironique et acide du mode de vie contemporain,
dominé par la libération sexuelle et culte des nouvelles
technologies.
Soderbergh
propose un tableau de mours d'une Amérique réduite aux
trois éléments du titre : une civilisation qui ne croit
qu'en ses propres mensonges, avide de sexe et dont le
plaisir ultime est de se contempler en vidéo.
Le
jeune réalisateur sous un style branché et moderne,
qui donne l'illusion du neuf, tend un miroir à un pays
où les personnes ont peur de s'extérioriser. Et s'il
existe une part de voyeurisme dans cette histoire, le
film n'est pourtant pas équivoque, bien au contraire
: ces chassés-croisés autour d'un magnétoscope laissent
place à l'émotion.
"Sexe,
mensonges et vidéo" ("Sex, lies and videotape")
est à ce titre une belle leçon de morale appliquée,
en tout point révélatrice des phobies de l'Amérique
profonde et de son désir d'une communauté idéalisée,
purifiée de ses miasmes.
Habile, Steven Soderbergh, qui connaît ses classiques
(de Lubitsch à Cukor), n'a en quelque sorte qu'actualisé
la dramaturgie et la trame de ses maîtres.
Et
a prouvé avec ses films suivants (une biographie sur
"Kafka" en 1991 et "King of the Hill"
en 1993, une plongée au cour de la grande Dépression)
toute l'étendue de son registre.
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@ir-V Trocc@z -
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