Critique du film La grande vadrouille (9 / 10)
OURYGOLE
Si le mystère plane autour
des raisons du succès de certains film générationnels (La grand Bleu de Luc Besson, Diva de
Jean-Jacques Beineix), en revanche, pas de doute en ce qui concerne La grande vadrouille.
La recette, classique, se révèle on ne plus efficace : un scénario bine ficelé avec des
dialogues hilarants, deux acteurs au sommet de leur gloire (Louis de Funès et Bourvil) et un
metteur en scène dont le savoir-faire en matière de comédie n?est plus à prouver (Gérard Oury,
auteur du Corniaud, mais aussi La main chaude, La menace, Le crime ne paie pas, Le cerveau, La
folie des grandeurs, Les aventures de Rabbi Jacob, La carapate, Le coup du parapluie, L'as des
as, Les aventures du serpent à plumes, Lévy et Goliath, Vanille fraise, La soif de l'or, Fantôme
avec chauffeur, Le schpountz)
Tout juste auréolé du succès du Corniaud, le metteur en
scène réussit l?exploit de réaliser deux classiques d?affilé !
Jamais vulgaire,
toujours drôle, souvent attendrissant, le tandem Bourvil-De Funès (La soupe aux choux, Le
corniaud, Le gendarme de Saint-Tropez, Les aventures de Rabbi Jacob, la folie des grandeurs)
atteint une apogée en terme de complémentarité, jamais vue depuis Laurel et Hardy.
Les
gags s?enchaînent comme des perles (le bain turc, la nuit à l?hôtel, la Kommandantur?),
merveilleuses de finesse, dans un récit picaresque à grand spectacle, où les français ne sont pas
décrits comme des collabos comme dans La traversée de Paris de Claude Autant-Lara.
Les
seconds rôles ne sont pas oublié : André Parissy, Marie Dubois, complices délicieuse. Terry
Thomas vient saupoudrer le tout d?un humour sauce british délectable.
Un grand film
comique passé depuis longtemps à la postérité, dont les multiples rediffusion n?ont pas entamé
notre plaisir enfantin à le regarder.
H.Troccaz
Par zoom-Cinema.fr le 8 décembre 1966.


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