Critique du film La Haine (8 / 10)
MA 6-T va cracker
D'emblée, le spectateur est à la
fois interpellé par le choc émotionnel mais aussi visuel de l?ensemble.
Le choix du noir et
blanc, les mouvements de caméras : la virtuosité de l'ensemble du jeune réalisateur Mathieu
Kassovitz (Gothika, Les rivières pourpres, Un héros très discret, Le fabuleux destin d?Amélie
Poulain, Métisse) se révèle tout simplement hallucinante.
Une maîtrise formelle annonciateur
d'un ton nouveau, celui des années 90.
Bien plus qu'un témoignage sur une époque, La Haine
apparaît comme un long-métrage d?une qualité visuelle indéniable, au style particulièrement
élégant.
Et ce malgré son sujet polémique.
Instantané, le film se veut plus comme
un film sur l?amitié entre trois jeunes hommes de banlieue que sur le phénomène des ghettos.
A ce titre, la symbiose entre Vincent Cassel (Agents secrets, Blueberry, Le pacte des loups),
Hubert Koundé et Saïd Taghmaoui (Héroïnes, Marrakech express, Les rois du désert, Last minute
kasbah, Nationale 7, G@mer, Confession d'un dragueur, Absolument fabuleux, Le petit Poucet,
Vivante, Entre chiens et loups, Crime Spree) sert d'élément moteur de La Haine.
Et la
violence indéniable, ne fait finalement écho qu'au sentiment d'exclusion.
Pourtant,
bien au delà de cette brutalité apparente, c'est bien un message que le spectateur peut
entrapercevoir, avec ce melting-pot entre un juif, un noir et un arabe, soudés face à
l'adversité.
H.T
Par zoom-Cinema.fr le 31 mai 1995.


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