Description
Suite à une partie de base-ball, le fils de John Q. Archibald (Denzel Washington) et de Denise (Kimberly Elise), âgé de neuf ans, est emmené d'urgence à l'hôpital. Les médecins sont formels : l'enfant doit subir une transplantation cardiaque s’il veut survivre.
John Q. sait que son assurance n’est pas suffisante pour couvrir les frais et qu'il ne pourra jamais réunir l’argent nécessaire. Prêt à tout pour sauver son fils, il décide de prendre l'hôpital en otage.
Quand le cinéma américain se penche sur les problèmes de société, il le fait à bras-le-corps, sans rien négliger. Exemple : ce John Q, qui se veut une dénonciation du système des assurances-santé aux États-Unis. La recette ? Toute simple : d'abord un scénario diablement efficace, qui privilégie l'émotion – relations père-fils – et l'action – la prise d'otages d'un hôpital. Ensuite, confier la réalisation à un homme dont la filmographie témoigne de son intérêt pour l'humain en général – Décroche les étoiles – à l'instar de celle de son père John. Enfin, rassembler un casting comme on n'en voit de moins en moins dans le tout-venant de la production made in US. Denzel Washington, dans le rôle-titre, impressionnant de vérité et de conviction ; Robert Duvall – Le Parrain, Conversation secrète – en vieux renard de la police ; Ray Liotta – Les Affranchis – en jeune loup aux dents longues ; James Woods – Videodrome, Casino – en directeur financier cynique. Et même si des effets parfois trop appuyés alourdissent la dénonciation, John Q n'en demeure pas moins une œuvre salutaire, qui retrouve par moments la force des films de Sidney Lumet – Un après-midi de chien, Le Prince de New York. --Sylvain Lefort