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 André Dussollier

André Dussollier

Nom : Dussollier
Prénom : André
Date de naissance : 17 février 1946
Âge : 71 ans
Nationalité : Français



L'actualité récente de André Dussollier

Biographie

André Dussollier est né 17 février 1946 à Annecy. Très vite, le jeune homme dévoile un intérêt certain pour les lettres. Naturellement, il suit des études dans cette voie, avant de se lancer dans le théâtre. Après son bac, il suit l'idée de ses parents et part pour Grenoble où il obtient deux licences de lettres modernes et une maîtrise. Mais il n'a pas complètement abandonné sa passion première pour la comédie, et monte, sur le campus, "Mort sans sépulture" de Sartre. Il débarque à Paris à l'âge de 23 ans, où il suit les cours d'Art Dramatique de Périmony. Surdoué, il quitte le Conservatoire comme major, peu avant d'intégrer la prestigieuse Comédie française, qu'il quittera à la faveur d'une grève. D'autant qu'il est de plus en plus demandé au cinéma et à la télévision, où l'on s'arrache son physique de jeune premier romantique. Son talent indéniable n'échappe pas aux plus grands. A peine sorti de ses études, François Truffaut, ancien critique reconverti à la réalisation, le prend sous son aile.

Le metteur en scène l'invite sur le plateau d'Une belle fille comme moi. Dans la foulée, André Dussollier tourne avec de nombreux cinéastes de la Nouvelle Vague. Citons en vrac Claude Chabrol ou encore Eric Rohmer. On le voit aux côtés de Marthe Keller dans Toute une vie de Lelouch. Entre 1973 et 1979, il aborde des registres fort différents, de l'onirisme élégant de Claude Chabrol dans Alice ou la dernière fugue, l'érotisme de mauvais goût estampillé Joël Séria (Marie-Poupée) ou la raideur de vitrail de Perceval le Gallois d'Eric Rohmer.

Le tout avant une rencontre déterminante en la personne d'Alain Resnais. André Dussollier et le cinéaste ne se quitteront plus, avec à la clé de nombreux films majeurs : l'inventif On connait la chanson, L'amour à mort, Mélo. Ce dernier lui permet d'obtenir un nomination aux Césars en tant que meilleur acteur. De jeune premier, l'acteur devient une valeur sûre du cinéma français, parfois estampillé “acteur intello”. Classieux, fin, il prend plaisir par la suite à casser son image lisse d'acteur classique avec de nombreuses comédies populaires. En tête Trois hommes et un couffin de Coline Serreau, aux côtés de Michel Boujenah et Roland Giraud.

Un remake américain sera tourné, une suite également (18 ans après) sans obtenir toutefois le succès du premier volet. Sans vraiment endosser le registre comique, André Dussollier n'en devient pas moins une véritable star polyvalente du cinéma français, enchaînant les tournages à une cadence assez rapide, imposant progressivement un personnage chaleureux, viril mais pas macho, dont la rousseur et la peau blanche amènent un certain contrepoint sensuel. Dans Les marmottes, son personnage de quarantenaire intellectuel bourré de charme et de charisme fonctionne ainsi parfaitement. Les années 90 le voient partager son temps entre théâtre, télévision et cinéma, mais la fin des années 90 lui amènent un nouveau souffle sur grand écran.

André Dussollier passe par la suite avec brio d'un registre à l'autre, avec un plaisir égal : Mon petit doigt m'a dit, 36 quai des Orfèvres, Tanguy, Micmacs à tire larigot. Il prête également sa voix en tant que narrateur dans Le fabuleux destin d'Amélie Poulain de Jean-Pierre Jeunet. Son élégance fait à chaque fois merveille, dans des films variés, dévoilant un talent et un appétit certain pour la comédie ainsi que le polar : Ne le dis à personne, La vérité ou presque...

Filmographie sélective :