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 Claude Chabrol

Claude Chabrol

Nom : Chabrol
Prénom : Claude
Date de naissance : 24 juin 1930
Date de décès : 12 septembre 2010
Nationalité : Français



L'actualité récente de Claude Chabrol

Hommage public à Claude Chabrol

Hommage public à Claude Chabrol
Le 17 septembre 2010 à 06h56


Claude Chabrol est mort

Claude Chabrol est mort
Le 12 septembre 2010 à 12h34




Biographie

Claude Chabrol est né à Paris le 24 juin 1930. Il poursuit des études dites “normales” (une licence de lettres et des études de pharmacie) à Paris, mais renonce bientôt pour s'adonner à sa passion : le cinéma. Rat de Cinémathèque, passionné par le cinéma américain plus particulièrement, il devient bientôt critique, notamment aux "Cahiers du Cinéma", une revue qui renouvelle alors totalement la façon de parler du 7e Art, avec un angle défintiviement critique et tendu vers la notion d'auteur.

Un temps attaché de presse pour la Fox, Claude Chabrol publie, en 1957, en collaboration avec Eric Rohmer, autre pilier des "Cahiers du Cinéma", un livre sur Hitchcock. Et puis c'est le jackpot : la même année, la grand-mère de sa femme lui lègue la coquette somme de trente-deux millions de francs ! Claude Chabrol fonde illico sa société de production, et produit, pour démarrer, un court métrage de Jacques Rivette, Le coup du berger, dont il est aussi scénariste. Le beau Serge, un drame campagnard qui dénote avec ses futurs thèmes de prédilection, sera son coup d'essai en tant que réalisateur, d'emblée couronné par un succès commercial conséquent. Il reprendra ses comédiens principaux, Gérard Blain et Jean-Claude Brialy, pour Les cousins, crépusculaire études de mœurs dans un Paris partagé entre existentialisme et misère. Après une série de films ambitieux qui s'avèrent commercialement peu rentables (Les bonnes femmes, Les godelureaux, Ophélia – d'après Shakespeare – ou encore le drame adultérin L'œil du malin), il finit par tourner des films alimentaires afin de se remettre en selle (et de payer ses impôts, selon ses propres aveux !) : la série des “Tigre”.

En 1968, Claude Chabrol renoue enfin avec le succès, à la fois critique et public, en alignant une série de films prestigieux, raffinés et pervers : La femme infidèle, Le boucher, Que la bête meure, autant de portraits grinçants d'une certaine bourgeoisie provinciale où sa femme Stéphane Audran se taille généralement la part du lion. Claude Chabrol va ainsi être, pendant de nombreuses années, l'un des cinéastes français des plus productifs. En 1976, il travaille sur la série télé "Madame le juge", avec Simone Signoret, et Violette Nozière lui donne l'occasion de renouer avec le succès cinématographique, en 1978, après cinq années et une demi-douzaine de films que son auteur qualifie lui-même d'alimentaires. C'est donc évidemment un risque qu'il prend, en 1980, en se lançant dans l'adaptation du Cheval d'orgueil, le roman breton de Pierre Jakez-Elias, avec des comédiens peu connus du grand public. Durant les années 80 le cinéaste s'adonne alors à son genre de prédilection, les polars torves à connotation sociale : Poulet au vinaigre, Inspecteur Lavardin (avec Jean Poiret en vedette), Masques, sur l'affairisme de certaines stars de la télévision, Le cri du hibou...

Avec Une affaire de femmes, en 1988, Claude Chabrol met encore et toujours la bourgeoisie sur la sellette. Les années 90 restent dans le droit fil de son thème de prédilection, outre plusieurs divertissments (les adaptation de Jours tranquilles à Clichy et de Madame Bovary, avec Isabelle Huppert, qui va alors devenir son actrice fétiche.) Les succès s'accumulent, et le registre glisse vers un terrain nettement plus psychologique et intimiste (Betty, L'enfer).

En 1995, La cérémonie lui permet de récolter un de ses plus grands succès commerciaux, mettant en vedette Isabelle Huppert et Sandrine Bonnaire dans un drame bourgeois des plus pervers. Retour d'Isabelle Huppert pour la ballade Rien ne va plus (son cinquantième film) et de Sandrine Bonnaire dans Au cœur du mensonge, puis re-Isabelle Huppert, star introvertie de Merci pour le chocolat et femme dominatrice dans l'Ivresse du pouvoir. En 2009 Claude Chabrol met en scène Gérard Depardieu dans Bellamy.

Claude Chabrol est décédé le 12 septembre 2010 à Paris, à 80 ans.

Les films réalisés :


Filmographie sélective :