Description
Les atermoiements d'une jeune femme, professeur de francais dans la capitale des Gaules
Film intimiste en Cinémascope, Une semaine de vacances appartient à la veine des "petits" films de Bertrand Tavernier. À mi-chemin des chuchotements intimes de Daddy nostalgie et de la rage pamphlétaire du Juge et l'Assassin, il se penche sur un cas individuel pour dresser le panorama d'une société, d'une profession en crise. Mais ici, pas de didactisme, pas de leçon de civisme. En sortant des sentiers battus, en s'attachant aux petits riens de la vie quotidienne – un repas entre amis, une promenade dans le vieux Lyon – Tavernier prend la tangente, pour livrer un magnifique portrait de femme en proie aux doutes et au désenchantement. Porté à bout de bras par une Nathalie Baye alors sur les chemins de la gloire, Une semaine de vacances permet à Tavernier de filmer ce qui lui tient le plus à cur : sa ville natale, Lyon ; des rapports humains simples, chaleureux, mais tendus par une incompréhension latente ; ses comédiens fétiches – Philippe Noiret, qui reprend son personnage de L'Horloger de Saint-Paul ; Michel Galabru, touchant de maladresse – confrontés à la jeune garde d'alors, Nathalie Baye, donc, et surtout Gérard Lanvin, frondeur et désemparé. --Sylvain Lefort