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 Abel Ferrara

Abel Ferrara

Nom : Ferrara
Prénom : Abel
Date de naissance : 19 juillet 1951
Âge : 68 ans
Nationalité : Américain



L'actualité récente de Abel Ferrara

Biographie

Abel Ferrara est né dans le Bronx, à New York, le 19 juillet 1952. Il se lance dans la production cinématographique dès l'adolescence, armé d'une caméra Super-8 et des conseils avisés de son scénariste “à vie” Nicholas Saint John. Il débute officiellement avec le violentissime Driller killer (dans lequel il tient le rôle principal), mais, un peu plus officieusement deux ans auparavant, avec la réalisation d'un porno intitulé The Nine Lives of a Wet Pussy, sous le pseudonyme de Jimmy Boy L.

Toujours est-il que la trempe d'Abel Ferrara comme cinéaste des bas-fonds new-yorkais se confirme au début des années 80, avec L'ange de la vengeance, dans lequel une jeune aveugle se venge de son violeur, ou China girl, version modernisée de "Roméo et Juliette", où, en plein cœur de Manhattan, les Chinois s'opposent aux Italiens. Après un passage1994 Corps inflammablesnnées 80 (il réalise quelques épisodes de "Deux flics à Miami" ainsi que les téléfilms "The Gladiator" et "Crime Story"), et les années 90 démarrent en fanfare pour Ferrara, qui trouve en Christopher Walken son acteur fétiche et en fait un gros bonnet de la drogue qui cherche à se racheter en s'occupant, en parallèle, d'un hôpital pour démunis. The King of New York reste pour beaucoup comme l'un des meilleurs film d'Abel Ferrara et le film policier, nerveux et sanglant tout en ayant des résonances symboliques, voire mystiques, est dès lors le terrain d'élection du cinéaste, qui portera cette dichotomie à son summum avec le célébré Bad lieutenant, dans lequel Harvey Keitel incarnait un flic pourri rongé par un besoin de rédemption. Suit un film de commande, Body Snatcher, deuxième remake de L'invasion des profanateurs, et Abel Ferrara semble dès lors s'ancrer un peu plus dans le système hollywoodien, lui qui avait jusqu'alors été un personnage de la marge. Mais dès Snake eyes, qui met Madonna, star de cinéma, aux prises avec un réalisateur tyrannique, Abel Ferrara remet les choses au point en inscrivant ses personnages dans un contexte introspectif, très noir et définitivement anti-commercial. The addiction, où Lili Taylor campe une vampire moderne à l'effrayante noirceur, en est la plus parfaite illustration. The blackout décevra néanmoins, qui reprend la figure de la star de cinéma en proie au gouffre existentiel avec moins de bonheur que Snake eyes, parce que l'on sent Abel Ferrara un peu trop porté sur le coup médiatique (il fait tourner Béatrice Dalle et Claudia Schiffer) plutôt que concentré sur un renouveau d'inspiration.

Entre-temps, Nos funérailles, dans lequel s'illustrait à nouveau Christopher Walken, avait marqué une vraie rupture de ton en apportant, dans une histoire de vendetta sur fond de traditions italo-américaines, une touche nostalgique qu'on ne connaissait pas encore au réalisateur. Abel Ferrara retrouve ensuite son comédien fétiche Christopher Walken dans le cyberpolar New Rose Hotel et Juliette Binoche dans Mary.

Les films réalisés :