Cuisine et dépendance (6 / 10)
Après un début laborieux et convenu (voix off, mise en scène digne d’un téléfilm), Amours salées et plaisirs sucrés gagne en consistance, au fil d’une intrigue plus complexe qu'elle n'apparait en premier lieu.
Le réalisateur Joaquin Oristrell offre ici une relecture moderne du ménage à trois façon Jules et Jim, une vision très contemporaine de l’Espagne, à l’image de cette héroïne coincée entre tradition et modernité.
Tiraillée entre un Pygmalion égoïste et un amoureux transi, la reine des fourneaux Sofia se révèle la grande ordonnatrice de ce trio inédit et plein de piment.
A ce titre la cuisine est vécue comme un jeu et un terrain d’expérimentation.
Le scénario réserve de nombreux rebondissements, porté par un trio de jeunes comédiens prometteurs (Olivia Molina, Paco León, Alfonso Bassave).
Un plaisir des sens certain. A table !
Par Hervé le 23 February 2011.
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