Shakespeare imposteur ?
Le mythe Shakespearien :
Si l'auteur a marqué notre scolarité par ses oeuvres, il marque également les esprits des historiens et des littéraires sur la véracité de ses écrits. En effet, les rumeurs, la légende prétendraient que William Shakespeare n'a pas écrit tous ses magnifiques sonnets ni ses pièces de théâtre. Mais pourquoi ? Qui les a fait alors ?
Si un W. Shakespeare a réellement existé à Stratford-upon-Avon et à Londres, il est dur à croire pour certains que ce simple fils de vendeur de cuir n'ayant pas fini ses études est pu rédiger d'aussi belles lectures. Plusieurs grands noms (Freud, Mark Twain, Orson Welles) le pensent et l'appuient avec ces quelques 'preuves' : la signature de l'auteur a eu plusieurs orthographes (Shaksper, Shakespere et Shakespeare), dans son testament l'homme ne fait aucune allusion à ses oeuvres, le seul texte qui peut être relié à l'auteur est celui d'écrit sur sa pierre tombale, le manque d'homogénéité dans ses oeuvres.
La rumeur voudrait qu' Edouard de Vere, 17ème comte d'Oxford et noble familier de la reine Elizabeth 1ère de part son second mariage soit l'auteur des oeuvres de Shakespeare. L'homme a été considéré à son époque comme un homme lettré, poète, cultivé pouvant prétendre à l'écriture des pièces. Le seul point qui fait hic, est que cet homme est né plusieurs années avant William et mort bien avant lui, mais cela n'empêche pas l'écriture puis la retraite spontanée de Shakespeare ...
Changement de style :
Le réalisateur Roland Emmerich, avec ce film, change radicalement de genre. En effet, le directeur nous avait plutôt habitué au genre fantastique, science-fiction (La porte des Etoiles, Independance Day) avec un soupçon dramatique surtout porté ces dernières années sur notre fin et la fin de notre planète. Dans sa filmo nous pouvons citer donc Le jour d'après et 2012. Avec Anonymous, le réalisateur signe son changement de registre.
Un projet en stand-by :
Le scénario du film a été rédigé dans les années 90 près à être lancé pour une adaptation cinématographique. Mais la sortie de Shakespeare in Love obligea le projet à rester dans l'ombre. Dix ans plus tard, Roland Emmerich prend en main le script pour l'adapter. Il lui faudra encore dix ans pour trouver les acteurs ainsi que le financement.
Reine de mère en fille :
La reine Elizabeth 1ère fascine car elle est très souvent rattachée aux projets mettant en scène Shakespeare ou ses oeuvres. Mais la dame avant d'être reine était princesse. Et c'est Joely Richardson qui incarne la princesse. Pour le film, lorsqu'elle joue la reine, c'est sa mère dans la vie, Vanessa Redgrave qui prête ses traits.
Les décors :
Le Londres Elizabéthain a été totalement recréé en studios. C'est dans les studios allemands de Balbersberg que plus de 70 bâtiments ont été montés et surtout l'impressionnante réplique du théâtre de Rose au centre de Londres. Cette reconstitution obligea donc le réalisateur a retrouvé ses terres natales allemandes, 20 ans après les avoir quitté pour le sol américain.
Derek Jacobi :
Le mythe Shakespearien ne s'est pas fait tout seul et bon nombres de grands noms au fil des années se lient à cette rumeur expliquant que l'auteur n'aurait pas rédiger ses oeuvres. Et dans les noms connus, nous retrouvons Sigmund Freud (qui appuie son complexe d'Oedipe), Mark Twain, Orson Welles, Henry James ou encore Walt Whitman. Mais parmis ces noms, il y a aussi l'acteur Derek Jacobi. Pourfendeur de cette hypothèse, il est assez drôle de le voir dans le film en tant que narrateur de ce mythe.
Quand la vie réelle se mêle au cinéma.
Par E.D le 3 janvier 2012.


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