Il suffira d'un cygne (8 / 10)
Avec Black Swan le surdoué Darren Aronofsky revisite un grand classique du ballet sous son angle psychanalytique.
Nathalie Portman trouve ici un de ses meilleurs rôles depuis Closer, entre adultes consentants. Tour à tour sombre et éclatante, complètement habitée par son rôle. Une palette d’émotions impressionnante.
Le film présente de nombreuses similitudes avec The Wrestler, et plus particulièrement en ce qui concerne le rapport au corps (entre pesanteur et grâce).
Surtout, Black Swan apparaît comme un grand film de mise en scène (les séquences hallucinatoires sont même suffisamment réalistes et brèves, le découpage de l’espace à partir d’une alternance de points de vue).
L’immersion est totale, jusqu’à l’épilogue. Une explosion baroque, à la lisière du cinéma d’horreur.
Par Hervé le 9 février 2011.


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