Victime de la mode, tel est son nom de code (6 / 10)
Brüno est victime du même syndrome que Borat : le film ne tient pas clairement sur la longueur. Certes, le long-métrage démarre en trombe avec une série de scènes hilarantes et joyeusement incorrectes. Notamment celle où l’on voit le héros dans des positions plus qu’équivoques, à faire pâlir tout adepte du Kâma-Sûtra. Sans omettre des déclarations brulantes ("je deviendrai la plus grande star autrichienne depuis Hitler"). Jamais on n’avait trouvé autant d’idées pour faire un usage dérivé d’une bouteille de champagne.... Puis le film empreinte un chemin trop balisé pour surprendre, avec son lot d’interviews de personnalités (Paula Abdul) et de scènes chocs. Sacha Baron Cohen a du mal à se renouveler. Et son ton, aussi provocant soit-il, vire auprocédé quasi-systématisque. En raison d’un script approximatif, le comédien se voit obligé de verser dans le trash, avec plus ou moins de bonheur. La surenchère n’a jamais payé.
Par Hervé le 11 August 2009.
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