Secret de tournage du film Fair play
Benoit Magimel
Révélé dans le film culte d'Etienne Chatilliez
(Tanguy, Le bonheur est dans le pré, Tatie Danielle), La vie est un long fleuve tranquille,
Benoit Magimel alterne films d'auteurs (La fleur du mal, La demoiselle d'honneur, Les enfants
du siècle, Une minute de silence, La pianiste – prix d'interprétation au Festival de Cannes
2001) et commerciaux (Les rivières pourpres, les chevaliers du ciel) souvent avec succès.
Avec son complice Clovis Cornillac, il fait parti des grands talents de la nouvelle
génération d'acteurs français.
Flash-back. Nous sommes le 11 mai 1974 à
Paris. Naissance de Benoît Magimel.
Elevé par ses parents, respectivement employé de
banque et infirmière, il passe une enfance heureuse.
Son début de carrière est connu de
tous. Tous les médias (On ne peut pas plaire à tout le monde) se plaisent à rappeler que Benoît
se fit remarquer très jeune dans un film culte : La vie est un long fleuve tranquille D'Etienne
Chatilliez, le réalisateur de Tanguy, Le bonheur est dans le pré, La confiance règne et Tatie
Danielle.
Tout le monde a encore en mémoire son rôle de Momo, enfant bourgeois élevé
chez une famille d'ouvriers par mégarde.
Dès lors le virus de la comédie est
pris. Benoît ayant goûté aux joies des plateaux, il décide naturellement d'interrompre ses
études à seize ans pour se consacrer définitivement à sa passion.
Tout n'est pas gagné
pour autant. Les débuts son difficiles, et mis à part une apparition dans La Haine de Mathieu
Kassovitz (Les rivières pourpres, Gothika, Assassin(s)) ainsi que La fille seule de Benoit
Jacquot aux côtés de Virginie Ledoyen, Benoit Magimel a du mal à trouver des propositions
intéressantes.
1996 marque heureusement un tournant : il donne la réplique à
deux grand acteurs, Catherine Deneuve (le dernier Métro, dander in the drak, 8 femmes) et Daniel
Auteuil (36 quai des orfèvres, Le huitième jour) dans Les voleurs d'André Téchiné.
Sa
carrière est définitivement lancée.
Ses premiers films sont souvent des long-métrages
d'auteurs : Le roi danse, Déjà Mort d'Oliveir Dahan ou encore Les enfants du sicèle de Diane
Kurys.
Puis grâce à Michael Haneke (Caché, Code Inconnu), il franchit un
nouveau palier en obtenant le prix d'interprétation masculine en 2001 au festival de Cannes,
pour son face à face prenant avec Isabelle Huppert (8 femmes, les soeurs fâchées, Gabrielle) dans
l'intense La
Pianiste.
Dès lors, il ne cesse de varier les genres et les
plaisirs, passant du film d'auteur au grand succès public.
Deux long avec Claude
Chabrol (La fleur du mal aux côtés de Suzanne Flon et Nathalie Baye –une famille rattrapée par
son passé, mais aussi La demoiselle d'honneur avec Laura Smet)
Il retrouve
également Florent Emilio Siri (Otage avec Bruce Willis), avec qui il avait tourné déjà une minute
de silence. Cette fois, le metteur en scène le dirige aux côtés de Nadia Farès (L'ex-femme de ma
vie, Les rivières pourpres) et Samy Naceri (La mentale, Taxi) dans le très musclé Nid de Guêpes,
hommage à peine voilé à John Carpenter (Assaut sur le central 13).
Le très
académique Effroyables jardins de Jean Becker (Les enfants du marais, un crime au Paradis) avec
Thierry Lhermitte (L'ex-femme de ma vie, Le dîner de cons, Les Bronzés), Jacques Villeret (Le
dîner de cons, Un crime au paradis, Les enfants du marais, Les âmes grises) et André Dussolier
(Tanguy, On connaît la chanson, Le fabuleux destin d'Amélie Pulain).
Ses deux
plus gros succès restants Les rivières pourpres 2 avec Jean Reno et Les chevaliers du ciel,
adaptation de la BD à succès Tanguy et Laverdure, où il partage l'affiche avec Géraldine Pailhas
(Le coût de la vie) et Clovis Cornillac (mensonges et trahisons, Les grigades du tigre, Astérix
3, Brice de Nice).
H.T
Par zoom-Cinema.fr le 6 septembre 2006.


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