Critique du film Fast Food Nation (7 / 10)
CHEESE-BEURKER
Super Size Me, traitait de la malbouffe sous forme comique et documentaire. Avec Fast Food, Fast Nation, Richard Linklater traite du même sujet, sous un autre angle, celui de la fiction. Le constat n'en demeure pas moins sans appel et fait froid dans le dos. Une exploitation de l'homme par l'homme comme la dénonçait le philosophe Levi-Strauss. Le cinéaste oscille entre fatalité et cynisme, face à ce nivellement par le bas de tout une société. Le constat se révèle tout simplement effrayant. Véritable pamphlet, le réalisateur met en garde le spectateur et lui distille çà et là des détails pour mieux se forger çà propre opinion. Un cri d'alarme à peine voilé, comme Une vérité qui dérange dans un autre domaine (l'environnement et le réchauffement plantaire). Une démarche à double tranchant, à la fois salvatrice, mise en abîme vertigineuse des extrêmités de l'humanité. Sorti une semaine plus tôt, Borat, sous son apparente facette comique, aboutit étonnamment à la même conclusion que le long-métrage de Richard Linklater, en offrant une image peu reluisante d'une Amérique qui se cannibalise.
Par zoom-Cinema.fr le 22 novembre 2006.


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