Critique du film Harry dans tous ses états (8 / 10)
HARRY, UN AMI QUI VOUS VEUT DU BIEN
Jonglant toujours avec les même thèmes, en les déclinant à l?infini lors de sa filmographie, Woody Allen se complait une fois de plus à traiter dans des sujets comme les femmes, ses origines juives, le sexe et la psychanalyse. Harry dans tous ses états ne fait pas exception à la règle.
Sauf que le met que nous a concocté le réalisateur d?Annie Hall et Manhattan, se révèle une fois de plus délicieux.
Des dialogues piquants (à la prostituée : « tu sais ce que c?est un trou noir ? » La professionnelle du sexe : « mon instrument de travail !. Ou encore «Ton mari, c?est le mur des lamentations en direct !») et une mise en abîme certaine.
A travers ce personnage pathétique qui se sert de sa vie privée comme source d?inspiration, Woody Allen pose la question de l?origine des oeuvres des artistes, en général.
Une problématique bienvenue, surtout quand on connaît la relation ténue entre vie privée et vie publique du metteur en scène de Hollywood Ending, Tout le monde dit I love you et meurtre mystérieux à Manhattan.
Ajouter à cette base solide, une mise en scène musclée (de nombreux plans coupés sec) et une galerie des seconds rôles excellents, en tête Billy Cristal (Mafia Blues, Quand Harry rencontre Sally) et Demi Moore (A armes égales, Striptease, Harcèlement, Proposition indécente), cette dernière provoquant l?hilarité avec son extrémisme religieux, allant jusqu?à bénir une gâterie faite à son mari?
H.T
Par zoom-Cinema.fr le 21 janvier 1998.


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