Critique du film L'anglais (7 / 10)
SEUL CONTRE
TOUS
Pour ceux qui auraient raté les épisodes précédents de la saga Steven
Soderbergh, l'Anglais ("The Limey") apparait comme un véritable condensé des films du
réalisateur de "Sexe, mensonge et vidéo" ("Sex, lies and videotape").
Le film se
révèle en effet très proche du méconnu (et pourtant très bon) "A fleur de peau" (adapté de "Pour
toi j'ai tué" de Robert Siodmak, 1948) pour son ambiance glauque et ses dialogues percutants.
"L'anglais" ne serait en réalité qu'un bon vieux polar (armes, personnages, vengeance
...) si Steven Soderbergh n'avait eu l'intelligence de dynamiter le genre avec ses flash-back,
véritable tic filmique du réalisateur de "Schizopolis" (1996).
Cinéaste instinctif et
particulièrement doué, Steven Soderbergh fait partager au spectateur, grâce à un réçit
destructuré, l'état mental de son héros (incarné par un Terence Stamp surprenant). Le film est
en effet raconté du point de vue de ce dernier.
Le choc des univers et des comédiens
est l'un des aspect les plus réjouissant de ce thriller alambiqué, où le désinvolte Terence
Stamp et l'implacable Peter Fonda distillent un plaisir du jeu particulièrement communicatif.
H.T
Par zoom-Cinema.fr le 4 août 1999.


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