zoom Max
Un documentaire consacré à la domination masculine dans nos sociétés.
Un documentaire consacré à la domination masculine dans nos sociétés.
" Je veux que les spectateurs se disputent en sortant de la salle ", c'est ce que disait Patric Jean en tournant La Domination masculine.
Peut-on croire qu'au XXIème siècle, des hommes exigent le retour aux valeurs ancestrales du patriarcat : les femmes à la cuisine et les hommes au pouvoir ? Peut-on imaginer que des jeunes femmes instruites recherchent un " compagnon dominant " ? Que penser d'hommes qui subissent une opération d'allongement du pénis, " comme on achète une grosse voiture " ?
Si ces tendances peuvent de prime abord sembler marginales, le film nous démontre que nos attitudes collent rarement à nos discours.
L'illusion de l'égalité cache un abîme d'injustice quotidiennes que nous ne voulons plus voir. Et où vous jouez votre rôle.
A travers des séquences drôles, ahurissantes et parfois dramatiques, le film nous oblige à nous positionner sur un terrain où chacun pense détenir une vérité.
Sortie en France :
25 novembre 2009
Sortie USA : Non daté
Titre français :
La Domination Masculine
Titre original :
La Domination Masculine
Réalisateur :
Patric Jean.
Genre :
Documentaire.
Durée :
01h30
Nationalité :
Français
Produit en :
2009
Distributeur :
UGC Distribution
Programmé dans :
0 cinémas en France
Attention, il est possible que certains commentaires contiennent des révélations sur la fin du film "La Domination Masculine" ou sur des éléments clés de celui-ci, donc prudence pour ceux qui n'ont pas encore vu La Domination Masculine.
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Ce film a 1 commentaire.
Dans cette période de « domination masculine » dans nos pays occidentaux modernes, n’est-il pas temps de s’interroger sur les violences faites aux femmes … et aux hommes et sur les différences hommes-femmes ? Avec la libération de la femme et le culte de la spontanéité, y a-t-il, encore aujourd’hui beaucoup d’hommes qui n’ont jamais été insultés, voire même giflés, par une femme ? La réponse risque d’être difficile à donner : les études ne concernent souvent que les violences faites aux femmes ! … Mais peu importe, il n’est pas question de comparer des chiffres. Ces derniers, d’ailleurs, sont-ils si importants par rapport à la gravité du sujet, surtout s’il s’avère que les mêmes violences n’ont pas forcément des effets identiques sur les hommes et sur les femmes ? ... Ainsi par négation de la différence des sexes, des sexistes hommes ont tendance à dire que les femmes sont « inférieures » parce que fragiles physiquement et des femmes, toujours par négation de la différence des sexes, ont tendance à juger les hommes « malades » parce que fragiles psychiquement. Dans notre société égalitariste, l’emploi du mot « malade » paraît plus correct que le mot « inférieur » mais il est pourtant plus pervers. En effet, il laisse supposer que l’homme pourrait se soigner et donc qu’il est responsable de sa fragilité psychique qui devient alors un défaut. Ainsi la dénégation de la différence des sexes permet de faire croire à une simple dénonciation des problèmes de certains hommes alors qu’il y a tout autant une infériorisation de l’homme différent et donc, là aussi, SEXISME ! Alors, pour lutter contre les violences faites aux femmes et aux hommes, il faut certes les condamner mais ne faudrait-il pas aussi commencer par s’efforcer de respecter l’Autre différent ? Pour lutter contre les violences faites aux femmes et aux hommes, et respecter l’autre, ne faudrait-il pas aussi sortir de la facilité qui consiste à considérer le sexe opposé « inférieur » ou « malade » et s’efforcer de se comporter en adulte assumant nos différences, nos manques et notre « non toute-puissance » ? Pour lutter contre les violences faites aux femmes et aux hommes, pour respecter l’autre et assumer la différence, ne faudrait-il pas aussi sortir d’une idéologie dépassée ? Le rêve d’un droit à une égalité impossible a permis, dans les pays occidentaux, de faire admettre la légitimité de l’égalité en droits. Celle-ci a encore des détracteurs qui nous obligent à ne pas baisser la garde, mais le maintien de l’utopie égalitariste n’entretient-il pas aujourd’hui, le ressentiment de femmes envers les hommes et d’hommes envers les femmes au lieu de favoriser le respect et le « vivre ensemble » ? … Jean GABARD conférencier et auteur de « Le féminisme et ses dérives. Du mâle dominant au père contesté ». Les Editions de Paris.
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