Secret de tournage du film Le ciel, les oiseaux...et ta mère !
Jamel Debbouze alias Youssef
dans Le ciel, les oiseaux ...et ta mère ! de Djamel Bensalah
Propulsé par
Radio Nova et Canal + (Le cinéma de Jamel), Jamel connaît très vite le succès avec le triomphe du
Ciel, les oiseaux et ta mère.
S'ensuit Le Fabuleux destin d'Amélie Poulain, un one-man
show. Et surtout Astérix et Obélix : Mission Cléopâtre, qui le sacre définitivement.
Deuxième one-man, 100 pour cent Debbouze, et Angel A, sous la direction de Luc Besson.
Parti de Trappes, le petit Jamel a connu une ascension fulgurante et méritée, à force de
travail et de choix judicieux
Flash-back. Nous sommes le 18 juin 1975 à
Paris. Naissance d'un certain Jamel Debbouze.
Bien qu'il soit attaché à ses origines
marocaines (aides et autres soutiens financiers dès qu'il le peut) c'est bel et bien dans la
banlieue de Trappes que Jamel Debbouze passe son enfance.
A treize ans il perd
l'usage de son bras suite à un accident avec un RER.
D'où la main toujours dans la
poche.
Un handicap qui ne l'empêchera pas de réussir.
Réussir, c'est le
leitmotiv de Jamel, tout comme son pote Gad Elmaleh.
L'échappatoire viendra du théâtre
d'improvisation. Déjà, il fait preuve d'un incroyable bagout et d'un sens de la répartie
évident/
Un talent qui n'échappe à son mentor Alain Degois, plus connu sous le surnom de
Papy...
Ce dernier le coache donc et emmène son poulain jusqu'à la consécration :
Jamel atteindra la finale du championnat de France junior de la ligue d'impro.
Après un rapide et remarqué passage sur Radio Nova, cette expérience lui sert de tremplin sur
Canal +.
Totalement séduit par le potentiel du trublion, Alain de Greef, responsable des
programmes lui confie une rubrique intitulée " Le cinéma de Jamel ", diffusée durant la mythique
émission Nulle part ailleurs.
Dans un décor simpliste (fond blanc) et devant la
caméra, Jamel squatte le petit écran et réinvente le septième avec une tchatche incroyable.
L'occasion également de découvrir ses amis Omar et Fred...
Après son premier
one-man show, il enchaîne avec deux films diamétralement opposés.
Tout d'abord Zonzon, de
Laurent Bouhnik.
L'action se déroule dans une prison et le jeune comédien donne la
réplique entre autre à Pascal Gregory (Nid de guêpes, Jeanne d'Arc, La Reine Margot, La
fidélité, La confusion des genres, La vie promise, L'arbre, le maire et la médiathèque)
Et surtout Le ciel, les oiseaux et ...ta mère de Djamel Bensalah.
Le succès du
film avec Olivia Bonamy (Bloody Mallory) et Ludivine Sagnier, Lorant Deutsch (Les amateurs,
L'américain, Les ripoux 3, Effroyables Jardins), Julien Courbey, Sam Karmann (Kennedy et moi, La
cité de la peur) et Eric et Ramzy (Les Daltons, EriketRamzy, La tour Montparnasse infernale,
Double zéro) surprend tout le monde à contre-pied.
Plus d'un million d'entrées pour ce
petit film, qui consacre définitivement le phénomène Jamel.
L'histoire : Youssef (Jamel
Debbouze), et ses potes Christophe (Lorant Deutsch) et Mike (Julien Courbey) vivent en
banlieue.
Ensemble ils sont soudés à jamais.
Jusqu'au jour où ils gagnent un
concours vidéo du conseil général, qui leur permet de partir un mois à Biarritz...
Une
occasion unique. C'est même la première fois pour eux qu'ils partent en vacances...
Le
choc des cultures les attend...
Le succès du film permettra également à Djamel
Bensalah d'enchaîner avec Le Raid et un casting prestigieux : Gérard Jugnot etc.
Jamel, lui tutoie désormais les sommets du box-office.
Avec Le fabuleux destin d'Amélie
Poulain de Jean-Pierre Jeunet (Un long dimanche de fiançailles, La cité des enfants perdus,
Delicatessen).
Il y incarne le sous-fifre d'un épicier, Momo. Tout le monde a encore en
mémoire la fameuse scène où il traite son patron, Collignon, " de tête à gnons. "
Et puis vient l'heure du sacre avec Astérix et Obélix : Mission Cléopâtre de son ami Alain
Chabat.
Jamel vole littéralement la vedette à ses partenaires Christian Clavier (Astérix)
et Gérard Depardieu (Obélix).
Dans cette adaptation de la BD d'Uderzo et Goscinny, il
interprète l'architecte de Cléopâtre (Monica Bellucci), qui a pour mission de construite un
palais en un temps record.
A la clé, le troisième plus gros succès de l'histoire
au cinéma hexagonal, juste derrière La Grande Vadrouille de Gérard Oury et Titanic de James
Cameron avec Leonardi DiCaprio Aviator, Arrête-moi si tu peux) et Kate Winslet.
Un
véritable festival de trouvailles donc de la part d'Alain Chabat (La cité de la peur, Chouchou,
Gazon Maudit, Papa, Le cousin, Le goût des autres, Burger Quizz) à la gloire du petit prodige
venu de Trappes.
S'ensuit un nouveau one-man show (100 pour cent Debbouze).
Et une participation à She Hate Me de Spike Lee (La 25 ième heure).
Lors du
festival de Cannes 200(, il croise Luc Besson (Le Grand Bleu, Le cinquième élément, Le dernier
combat, Nikita, Léon, Jeanne d'Arc) qui l'invite sur le tournage ultra-secret d'Angel A.
Le long-métrage est l'événement de la fin d'année 2005. Le cinéaste n'a rien tourné depuis
Jeanne d'Arc, soit six ans. Et Jamel est absent des grands écrans depuis Astérix et Obélix :
Mission Cléopâtre.
Désormais valeur sûre du cinéma hexagonal, aussi populaire que
Yannick Noah et l'Abbé Pierre, Jamel Debbouze peut se permettre toutes les audaces. Y compris,
étant " bankable ", de soutenir des projets aussi pointus qu'Indigènes, gratifié d'une Une dans
le magazine Le Monde 2.
H.T
Par zoom-Cinema.fr le 20 janvier 1999.


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