Les Ailes pourpres : le mystère des flamants
Secrets de tournage

Affiche miniature du film Les Ailes pourpres : le mystère des flamants Affiche du film Les Ailes pourpres : le mystère des flamants
 


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Ciné : 17 décembre 2008

Genre : Documentaire.
Nationalité : Américain

Secret de tournage du film Les Ailes pourpres : le mystère des flamants

Secret de tournage du film Les Ailes pourpres : le mystère des flamants

La création du label Walt Disney Nature

De La Planète bleue en passant par Le Peuple migrateur, Home et bientôt Océans : on ne compte plus les documentaires sur la planète Terre et la faune ainsi que la flore qui la compose. Un véritable genre en soir. Le succès de ces films a poussé Walt Disney a créer un label spécial, le label Disney Nature. Une structure confiée au français, Jean-François Camilleri. Avec un objectif clairement défini : promouvoir des documentaires et fictions sur la nature et els questions écologiques. Voilà qui ne devrait pas déplaire à Nicolas Hulot ! Gros avantage : Jean-François Camilleri dispose des moyens colossaux du Studios Disney. La partie n’est pas gagné pour autant car Les ailes pourpres lors des vacances de noël 2008, période de forte concurrence : Largo Winch et Madagascar 2 : la grande évasion.

Tournage

Faire le premier long-métrage jamais créé sur le lac Natron a impliqué des conditions de travail et de vie très difficiles pour les cinéastes. Il a fallu des trésors de patience et d’ingéniosité, qualités qui font des cinéastes animaliers des gens à part. Pour évoluer sur et autour du lac, les réalisateurs ont commencé par faire venir du Royaume-Uni un hovercraft spécial, parce que dans beaucoup d’endroits, l’eau est trop peu profonde pour un bateau.
Matthew Aeberhard précise : "bien que bruyant, l’hovercraft n’a pas semblé déranger les oiseaux." L’embarcation leur a permis de suivre les oiseaux en vol et a aussi fait office de cachette mobile et de plate-forme stable pour filmer lorsqu’elle était à l’arrêt.
Pour marcher sur le lac, Matthew Aeberhard et Leander Ward s’équipaient de raquettes. Ils ont aussi construit des cachettes-postes d’observation qu’ils ont approchés de plus en plus des hordes de flamants sur plusieurs jours, jusqu’à se trouver à moins de 8 mètres des oiseaux. Une fois à leur poste, les deux cinéastes s’asseyaient pendant 15 heures d’affilée par des températures atteignant les 40°C ou plus, dans l’espoir de voir quelque chose qui vaille la peine d’être filmé.
Leur peine a été récompensée par de splendides images, dont celles montrant les dégâts causés aux colonies de flamants par les marabouts d’Afrique, redoutables prédateurs, ou celles, inédites, montrant le comportement de coopération et d’entraide entre flamants.
Melanie Finn confie : "j’ai surnommé cela « l’armada des poussins». Les jeunes oisillons quittent les îlots de sel le matin et nagent tous ensemble vers la terre ferme."

Paul Webster, le producteur, note :"au bout de près d’un an à filmer au lac Natron, Aeberhard et Ward auront utilisé moins de pellicule que durant les 10 semaines de tournage de Reviens-moi, un film que j’ai produit récemment ! Les cinéastes animaliers ont une approche très zen, ils savent très exactement quand il faut tourner et quand il ne faut pas."

Durant les 12 mois de tournage, Matthew Aeberhard, Leander Ward et Melanie Finn se sont installés dans une maison de pierre située sur une colline couverte de broussailles orientée vers l’ouest, ouvrant sur la rive sud du lac Natron. Construite puis abandonnée par des missionnaires de l’Oregon dans les années 90, la maison offrait de magnifiques vues sur le lac et le mont Lengaï et, au loin, les falaises abruptes de la Rift Valley, au pied desquelles s’étend le parc national de Ngorongoro. Melanie Finn a supervisé les réparations de la maison avant le début du tournage : réparation du toit, pose de moustiquaires sur les fenêtres, construction de trois huttes ou bandas (« petites maisons» en swahili) dans le jardin pour dormir, et installation de réservoirs d’eau et de générateurs à l’arrière de la maison. Un récepteur satellite a fourni un accès Internet haut débit et la possibilité d’émettre des appels téléphoniques - sans toutefois pouvoir en recevoir.
La maison n’avait cependant pas de vitres aux fenêtres ni d’eau courante, et le soir, les bandas étaient uniquement éclairées à la lampe à huile, mais il y avait des livres et des DVD, trois repas par jour servis par Emanuel « Ima», le cuisinier toujours souriant, et le plaisir de manger sur la terrasse devant le paysage grandiose du lac, ses couchers et levers de soleil de carte postale. Tout autour, d’innombrables tisserins, calaos et colombes voletaient dans les arbres du jardin.
Dehors, le soleil se couche et dans la maison, Leander Ward regarde un autre coucher de soleil sur son écran. Tandis que la nuit tombe, la frontière se brouille entre l’eau et le ciel, s’évanouissant en bandes de couleurs changeantes et inattendues - jaune citron, bleu marine ou aigue-marine... Puis une unique ligne de flamants en vol traverse le ciel, et soudain, chaque oiseau se dédouble alors que sa silhouette longiligne se reflète à la surface du lac, lisse comme un miroir.

Le lac Natron

Le lac Natron est l’un des plus grands lacs salés de la Vallée du Rift. Ses huit lagons à haute teneur en sels de sodium couvrent une région d’approximativement 80 km2. La profondeur maximale du lac est d’environ 2 mètres, et une croûte de sel qui ne se dissout que pendant la saison des pluies recouvre une bonne partie de sa surface. L’alcalinité du lac peut atteindre un pH de 9 à 10,5 - les eaux sont presque aussi alcalines que l’ammoniaque et offrent un environnement idéal aux micro-organismes qui apprécient le sel et donnent périodiquement au lac sa couleur caractéristique rouge-orange.

Par zoom-Cinema.fr le 17 décembre 2008.

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