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Les amants crucifiés
Secrets de tournage

Affiche miniature du film Les amants crucifiés Affiche du film Les amants crucifiés
 


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Ciné : 4 octobre 2006

Genre : Drame.
Nationalité : Japonais

Secret de tournage du film Les amants crucifiés

Les amants crucifiés / Chikamatsu monogatari, d'après l'oeuvre de CHIKAMATSU Monzaemon

Les amants crucifiés est adapté de l'oeuvre de CHIKAMATSU Monzaemon (1653-1724), considéré comme l'inventeur de la dramaturgie moderne au Japon. On lui attribue plus d'une centaine de jôruri (drames épiques accompagnés en musique), ainsi qu'une trentaine de pièces de kabuki (théâtre japonais). Il crée également avec Takemoto Gidayu (musicien, chanteur et directeur de salle qui inventa de nouveaux modes de récitation) des bunraku, appelé aussi ningyo-jôruri (théâtre de marionnettes japonais où les poupées sont manipulées à vue).

Les historiens s'accordent pour diviser les cinquante années de son activité en quatre grandes périodes. La première, de 1673 à 1685, annonce l'émergence d'un grand auteur. Il écrit alors pour le chanteur Kaga-no-jo des pièces dans le style ancien du ko-jôruri.

Les dialogues y tiennent une place importante et le dramaturge se distingue déjà de ses contemporains par une imagination débordante, un romantisme exacerbé, un sens du drame très aigu ainsi qu'une touche d'humour rappelant les grands classiques anciens. De 1686 à 1703, Chikamatsu écrit pour deux interprètes : Sakata Tojuro et surtout Takemoto Gidayu, avec qui il composera trente à quarante ningyo-jôruri. À la puissance des techniques de Takemoto Gidayu, il apporte de l'humanisme ainsi que des situations quotidiennes aux histoires contées.

Les dialogues sont vivants, les répliques incisives, la psychologie des personnages est de plus en plus affinée et les intrigues se renforcent.

A cette période, les drames composés sont essentiellement inspirés des grands classiques que l'imprimerie rend accessible, comme le Heike monogatari et le Genji monogatari (romans épiques), le Giei-ki (« Chronique de la vie de Yoshitsune »), et le Soga monogatari (« Récit de la vendetta des frères Soga »). On retrouve également le thème de l'épopée ainsi que des sujets religieux.

De 1703 à 1714, Chikamatsu rédige vingt-huit jôruri sur des thèmes historiques et légendaires, seize drames inspirés de la vie réelle (pour la plupart des faits divers récents), et quatre pièces de kabuki. Il écrit aussi des drames s'inspirant de sujets religieux et des récits de miracles. Il excelle plus particulièrement dans le genre du « double suicide » (shinjû).

La pièce Sonezaki shinjû (Double suicide à Sonezaki), inspirée d'un fait réel de l'époque, inaugure une longue série de sewamono (drame bourgeois) au théâtre de marionnettes. Chikamatsu invente alors le théâtre moderne.

Les dernières années de sa vie marquent la consécration de l'auteur : la pièce Kokusenyakassen (Les Batailles de Coxinga) attire pendant 17 mois plus de 200 000 spectateurs à Osaka (300 000 habitants).

On considère que c'est de cette période que datent ses plus beaux chefs-d'oeuvre : six drames modernes et quelques-unes des plus belles pièces du genre historique. Deux thèmes principaux se retrouvent dans son oeuvre : les pièces épiques ainsi que la satire sociale. Le premier type de pièce repose en général sur un conflit entre les préceptes de loyauté et les sentiments au sein de familles nobles, tandis que le second raconte des amours impossibles, qui se concluent en suicides amoureux.

Dans le Japon des Tokugawa, après 1603, il était interdit de mettre en scène les événements historiques contemporains, mais Chikamatsu réussit à détourner cette interdiction en y faisant des allusions (parexemple la rébellion des 47 rônins qu'il transpose au XIVème siècle).

Mais le thème le plus souvent abordé est celui des shinjû, doubles suicides d'amants contrariés par des
contraintes économiques et sociales, ou d'époux brimés par des parents abusifs. L'adultère, crime capital à cette époque, était fortement puni : la femme était exécutée et l'amant tué par le mari.

Chikamatsu donne des explications psychologiques à ces comportements humains.

C'est à cette époque que le théâtre bunraku connaît son apogée. Après sa mort, en 1724, on continua à jouer quelques-uns de ses drames, mais jamais plus avec le même succès. Lorsque les Japonais découvrirent la littérature occidentale à la fin du XIXème siècle, Chikamatsu Monzaemon fut surnommé le Shakespeare japonais, et ses pièces sont aujourd'hui considérées comme des chefs-d'oeuvre de l'art dramaique.

Par zoom-Cinema.fr le 4 octobre 2006.

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