Critique du film Les Aristos (3 / 10)
AH ! SI J'ETAIS RICHE...
Charlotte de Turckheim en manque d'inspiration ? Ecartons d'emblée l'hypothèse d'un opportunisme malvenu.
Impossible cependant de ne pas faire le rapprochement entre Les Aristos et Palais Royal, sortis à un an d'intervalle.
Deux films sur le pouvoir des plus riches et leurs revers, écrits par deux femmes.
L'aristocratie, la royauté, dans l'air du temps donc.
Si nous pouvions déjà émettre quelques réserves en ce qui concerne l'oeuvre de Valérie Lemercier, le cas apparaît tout autre avec celui de De Turckheim : après un premier échec pour son passage à la réalisation, ce nouvel opus ne passera pas lui aussi à la postérité.
Déjà, l'adaptation de la pièce Une journée chez mère sur grand écran n'avait pas marqué les esprits, malgré une volonté manifeste de fustiger son milieu d'origine.
Qu'importe, le cinéaste-actrice s'entête.
Bien mal lui en prend, une nouvelle fois.
Les comédiens se démènent comme il peuvent pour apporter un peu de finesse à un scénario mettant en scène des personnages caricaturaux.
Le très se révèle bien trop forcé : ce ne sont plus les Aristos, mais les "Aristrop"...
Jacques Weber, notamment, tire plutôt bien son épingle du jeu.
Pour le reste, le script brasse sans détours les lieux communs, au plus grand malheur des spectateurs.
Sans omettre une réalisation peu inspirée.
H.T
Par zoom-Cinema.fr le 20 septembre 2006.


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