Critique du film Little Miss Sunshine (8 / 10)
LA FAMILLE FOLDINGUE
La famille semble un terreau fertile pour les scénaristes américains. Dernière preuve en date, Little Miss Sunshine, grand prix au festival de Deauville 2006. Un couronnement mérité. Jonathan Dayton et Valérie Faris surfent sur un thème abordé de manière récurrent ces dernières années. Notons en vrac La famille Tenenbaum, Les Berkman se séparent et les films des frères Coen. Lourd passif. Pourtant, les deux réalisateurs apportent une pierre à l'édifive de ce qui pourrait devenir un genre cinématographique à part : le film de « famille décomposée ». Le scénario de Little Miss Sunshine se révèle déjà un régal, avec un arrière-plan névrotique que n'aurait pas renié Woody Allen, propice à des gags hilarants. Des personnages haut en couleurs, pour un mélange détonnant. Saupoudrez le tout avec des dialogues grinçants, et vous obtenez un long-métrage déjanté aux vannes tranchantes. Résultat : le spectateur se délecte devant un ensemble pétillant et souvent jouissif.
Par zoom-Cinema.fr le 6 septembre 2006.


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