Critique du film Once Upon a Time In The Midlands (0 / 10)
PARLE AVEC ELLE
"Fais-moi réchauffer un
Kebab. Pas de problème, je vais à la nage en Turquie et je te le rapporte bien
frais".
"On devrait pas aller aider
le patron ? Non, c'est la pause là."
" - T'as intérêt à être
réglo.
- S'il vous plait pas de trucs sexuels."
Pas de doute : "Once upon a time in the Midlands" se revendique britannique. Purement britannique. On connaissait déjà l'habilité des anglais à réaliser des films emprunts de réalisme social et d'humour (british). "The full monty" et "Billy Elliot" nous reviennent alors à l'esprit. Une banlieue minière anglaise comme il y en a beaucoup, et des gens ordinaires. Des problèmes (malheureusement) plutôt ordinaires eux aussi. Les personnages évoluent dans un univers fait de larmes, de rires, d'absurdité même parfois (vous avez déjà vu une Austin Mini "limousine"?? ou une sucette au gruyère?).
Fidèle à l'esprit des films précités, le réalisateur n'use point de paillettes, encore moins de strass. Point de super héros. Et point non plus de fée ou de prince charmant (quoi que) comme pourrait le suggérer le titre en français traduit littéralement par "il était une fois dans les midlands".
Pourtant on pourrait le croire tant le conteur se révèle être un magicien. Loin de tomber dans le pathétique, Shane Meadows décrit une histoire touchante vécue par des personnages déchirés par l'existence et par leur choix respectifs.
La sélection des acteurs s'avère en
tout point en adéquation avec son propos modeste. A commencer par le rôle de
Marlene (essentiel dans l'histoire), petite fille âgée de 12 ans, étonnamment
stable face à la folie et à la déroute de son entourage. Robert Carlyle ("Trainspotting"-
1996, "The Full Monty"- 1997, "Le monde ne suffit
pas "" -
1999, "
Face à lui, un couple d'acteurs qui
apporte d'autant plus d'intérêt au film : Rhys Ifans qui avait déjà foulé le
tapis rouge de
Robert et Shirley sont comme à leur
habitude parfaits dans des rôles relativement proches de leurs précédents
emplois. Quant à Rhys, la sensibilité et le romantisme de son personnage sont
bien loin (on s'en réjouit) du rôle d'un certain Spike de "Coup de
foudre à Notting Hill ".
Une image réaliste de la vie, ni trop triste, ni trop optimiste. Naviguant
entre les paysages gris comme la météo locale et la fraîcheur de la musique
country qui berce l'ouvre, "Once." est rythmé par une bande
son très travaillée qui ne manquera pas d'en séduire plus d'un. A délecter avec
simplicité.
- Justine C@ssu
Par zoom-Cinema.fr le 29 August 2003.
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