La Palme d'Or de Cannes 2010
Une histoire vraie :
Oncle Boonmee est l’adaptation du livre « A man who can recall his past lives ». Cet ouvrage est lui-même basé sur l’histoire vraie de cet homme : Boonmee. Alors qu’il entrait en méditation, il avait la possibilité de revenir sur ses existences antérieures. Il est allé narrer son histoire à un moine dans un temple au nord de la Thaïlande.
Boonmee a été au cours de sa vie passée un chasseur d’éléphant, qui s’est réincarné au fil des ans.
Un habitué de Cannes :
En effet, notre cher Apichatpong Weerasethakul est un accoutumé de la ville cannoise. Venu en 2002 pour présenter Blissfully Yours, il remportera le prix « un certain regard ». 4 ans plus tard, il recevra « le prix du jury » pour Tropical Malady. Mais la consécration se fera en 2010, où il remportera la palme d’or du festival avec ce film Oncle Boonmee.
Mythes et Comics :
Pour son film, parlant d’animaux mystérieux et d’hommes-animaux, Apichatpong Weerasethakul s’est inspiré des contes du nord-est de la Thaïlande. Il est également allé chercher des idées dans de vieux comic books abordant le thème des fantômes. Il commente : « Il faut également considérer cette figure de l’humain hybride, engendré par un animal, et qui ne peut revenir dans un monde normal. Cela ne vient pas d’un film spécifique, mais je vous autorise à penser à La Belle et la bête de Jean Cocteau, si vous le souhaitez ».
Un film enfantin :
Apichatpong Weerasethakul n’a pas seulement grandi près du fameux temple où Boonmee est venu se recueillir auprès du moine, non il a aussi grandi avec un type de cinéma. « Mon film est un hommage à là d’où je viens, et à un certain type de cinéma avec lequel j’ai grandi. Plus personne en Thaïlande ne fait désormais ce genre de cinéma, « à l’ancienne ». Je voulais donc conserver un équilibre entre l’abstraction de la mort et une forme de simplicité et de naïveté, une approche enfantine du cinéma ».
Par E.D le 1 septembre 2010.


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