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Pleine Lune
Fiche Film

Affiche miniature du film Pleine Lune Affiche du film Pleine Lune
 


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Ciné : 5 novembre 2008

Genre : Dessin-animé.
Nationalité : Français

Au cinéma le 5 novembre 2008

Réalisateur : Laurent Gorgiard.
Avec : le casting complet »


zoom Max

Un programme de cinq courts métrages d'animation

Résumé

L'Homme aux Bras Ballants de Laurent Gorgiard (4 mins) sur une musique de Yann Tiersen.

Le Jour de gloire… de Bruno Collet (6 mins 30) : La nuit précédant l'offensive, un soldat s'est retranché au fond d'un souterrain. Dehors, la guerre gronde à faire trembler la terre, et l'homme se prépare à l'inéluctable. Demain, il s'arrachera avec ses camarades à la boue de la tranchée pour s'élancer sous la terrible pluie d'acier du champ de bataille… Dans ce film en volume animé, les corps des soldats redeviennent matière, alliage de terre, de feu et d'acier, figés dans la mort pour l'éternité.

Le gaz, le feu et la terre de Bruno Collet : 1914... Dans la campagne de l'Est de la France, la terre n'est plus retournée par le soc des charrues mais par l'acier des obus. Labouré par la mitraille, le sol est devenu stérile. Arrosés par des pluies d'acier, les arbres ont disparu et seuls des massifs de barbelés poussent sur cette terre dévastée. Grâce à son incroyable créativité, l'homme vient d'inventer en ce début de vingtième siècle, la guerre moderne. Une modernité qui lui donne une puissance de feu jusqu'ici inégalée et la possibilité de créer en moins de quatre mois, l'enfer sur terre. Un monde si hostile que seul le soldat et le rat, compagnons de tous les malheurs, peuvent y survivre. Fini le faste des expositions universelles, la vogue des bains de mer et les bienfaits de la fée Électricité. Oubliés les projets, les envies et l'insouciance de l'été. En ce mois de décembre, les règles ont changé. Les femmes ne sont plus qu'un lointain souvenir. On n'est pas là pour donner la vie mais pour répandre la mort. Les éléments eux aussi se sont modifiés. L'air s'est transformé en gaz. Le feu a quitté la douce chaleur de l'âtre pour se retrouver craché par la bouche des canons. L'eau si nécessaire à la vie est devenue dangereuse. Souillée par les cadavres, elle est insalubre. Mélangée à l'argile, elle transforme le terrain en un énorme bourbier. Triturée, malaxée, cette terre nourricière est devenue un cloaque gluant et visqueux qui ralentit tout mouvement et absorbe les morts. Pourtant, cette terre, pendant trois ans, les soldats vont essayer de la dompter. À coups de pelles, ils ont tenté d'en faire une alliée. Elle va devenir pour des millions d'hommes leur unique protection. Mais la terre est sournoise et l'explosion d'un shrapnel suffit à transformer une tranchée en tombeau. Près d'un siècle plus tard, elle n'a rien oublié. Elle se souvient que des millions d'hommes se sont battus et sont morts pour la posséder. Chaque année, elle continue de vomir cette incroyable quantité d'acier qu'elle n'a jamais pu digérer. Le jour de gloire… met en scène de manière métaphorique, cette composition létale que constitue pendant la grande guerre le mélange hommes, terre et acier. La terre, cette glaise du Nord de la France que j'utilise parfois pour créer mes sculptures, est la matière et le personnage principal du film. Elle sert à modeler les décors, mais aussi les hommes. Elle permet de rendre indissociables le soldat et le champ de bataille. Le Poilu « naît » du sol de la tranchée, son cadavre y disparaît. Ce cycle infernal, la technique de l'animation en volume permet de la mettre en oeuvre, de jouer de manière esthétique avec cette unité de matière à forte symbolique (Dieu s'est servi de terre pour créer l'Homme), de mettre en parallèle la fragilité de la chair et de l'argile face au métal. Le métal au sens large du terme est le deuxième élément présent dans ce court-métrage. Parfois protecteur pour les hommes (casques, chars d'assaut), l'acier en ces temps de guerre est majoritairement destructeur. Utilisé pour la fabrication des barbelés, des baïonnettes, des obus et autres projectiles, ce matériau dominant laisse des traces dans le corps et la mémoire des hommes. Le métal c'est aussi le bronze. Ce mélange de cuivre et d'étain, on le découvre grâce à une pluie ruisselante qui débarrasse de sa gangue d'argile un soldat mortellement touché. Débarrassé de cette boue, le Poilu révèle sa vraie nature. Fait de cet alliage semi précieux, il est devenu un héros immortel. Statufié, il est prêt à braver l'usure du temps, hormis l'ironie d'une nouvelle guerre qui verrait son bronze transformer en canon…

R.I.P. de Bruno Collet (3 fois 1 min 40) : Nuit après nuit, un tueur s'introduit dans une même chambre avec la ferme intention de supprimer son occupant pourtant bien décidé à dormir. Ce tueur en série a beau utiliser les stratagèmes les plus effrayants, sa bêtise, doublée d'une incroyable maladresse, l'empêche d'atteindre son but. R.I.P. est une mini-série créée pour la chaîne américaine Turner Classic Movies. Chacun des 13 épisodes s'inspire de grands classiques du cinéma fantastique et les parodie dans un esprit plus proche de Tex Avery que des Griffes de la nuit.

Le Dos au mur de Bruno Collet (7 mins) : Au purgatoire des objets, un petit personnage métallique rivé dans un mur se remémore son existence. Condamné dès sa naissance à retenir un volet ouvert, sa vie d'homme tronc n'a été que soumission. Pourtant, il se rappelle, un jour, avoir cru en l'amour...

Le Cid d'Emmanuelle Gorgiard d'après Pierre Corneille (25 mins) : Chimène et Rodrigue s'aiment. Pour venger l'honneur de Don Diègue, son père, Rodrigue tue le Comte, père de Chimène. Chimène veut alors la mort de Rodrigue… mais craint de l'obtenir. Au milieu d'un entrelacement de feuillages, des insectes interprètent la pièce de théâtre le Cid de Pierre Corneille. Ils sont excités par le texte, ses défis, ses appels au meurtre et à la vengeance. Si la mémoire des protagonistes est parfois approximative, l'esprit cornélien plane sur cette arène baroque. Mais la pièce dérape… Les duels chorégraphiés comme des corridas, les amours sévillanes de Chimène et Rodrigue, la musique d'inspiration Flamenco sont autant de références aux origines castillanes du Cid « Campeador ». La contraction du texte, adaptée au format d'un film d'animation de 25 minutes, respecte la langue de Corneille et la chronologie des événements de la pièce. Le film est centré sur le conflit entre Rodrigue et Chimène et sur les personnages qui le nourrissent.

Fiche Technique


Sortie en France : 5 novembre 2008
Sortie USA : Non daté
Titre français : Pleine Lune
Titre original : Pleine Lune
Réalisateur : Laurent Gorgiard. Genre : Dessin-animé.
Durée : 00h50
Nationalité : Français
Produit en : 2008
Distributeur : Non disponible

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