Attention, il est possible que certains commentaires contiennent des révélations sur la fin du film "Plus Jamais Peur" ou sur des éléments clés de celui-ci, donc prudence pour ceux qui n'ont pas encore vu Plus Jamais Peur.
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Top Célébrités : Jules Sitruk, Booder, François Damiens, Ashley Greene, Robert Pattinson, Kristen Stewart, Taylor Lautner, Nikita Lespinasse , Colin Firth, Olivier Marchal, Isabelle Adjani, Joséphine Japy, Lorene Scafaria, André Dussollier, Naomi Scott.
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La construction du film-documentaire sur la révolution du Jasmin, s’appuie sur un entretien psychothérapeutique d’un patient sans visage, qui souffre d’un traumatisme psychologique du aux peurs accumulées et à la terreur inculquée et imprimée par le régime dictatorial et policier de Ben Ali à tout un peuple, représenté par ce patient sans visage. Pour exorciser ses peurs, la psychiatre l’encourage à les exprimer par une création artistique. En l’occurrence faire un patch work en déchirant dans les journaux qu’elle lui soumet tout ce qui nourrissait ses peurs. En déchirant les journaux pour n’en retenir que les photos et les passages qu’il va assembler, il déchire symboliquement les journaux qui sont tout un symbole du système Ben Ali, quand les journalistes zélateurs ne produisaient que des articles laudateurs à la gloire du Président du Changement du 7 novembre 1987 ! Ce fil conducteur, permettra au cinéaste d’illustrer ces peurs par le parcours de trois tunisiens devenus célèbres pour leur combat et leur courage en lesquels tous les tunisiens se retrouveront le 14 janvier pour dire stop à la dictature. Ces trois personnages, chacun à sa manière donnera une densité émotionnelle à leur témoignage. Toute fois, le cinéaste n’a pas voulu semble-t-il tomber dans le pathos, puisque chacun de ses « acteurs » ou leurs proches, apportent en plaine dramaturgie une note humoristique. Humour devenu pour les peuples opprimés, seul recours pour continuer à vivre. C’est un peu leur façon de résister. La jeune blogueuse Lina, était la plus touchante des 3 « acteurs ». Pudique, c’est par son père pas peu fier de sa fille, que nous apprendrons son propre combat contre le lupus, une maladie auto-immune rare, qui s’est attaquée à ses reins. De dialyse en dialyse elle ne doit de survivre qu’à la greffe du rein que sa mère lui donnera. Elle trouvera dans la révolte de Sidi Bouzid un exutoire pour exorciser sa peur de sa maladie qui la minait de l’intérieur et dont elle se sentait prisonnière. De ce qui était du domaine inconsciemment allégorique entre le corps et la maladie, elle va découvrir l’ampleur des dégâts du régime policier de Ben Ali et le grand mal dont souffre tout le corps social tunisien dont Mohamed Bouazizi va se libérer en s’immolant. Elle a eu le courage de témoigner sous son vrai nom via son blog ! Ce que la police secrète de Ben Ali ne tardera pas à repérer pour venir cambrioler ses parents et voler toutes ses vidéo reportages. Modeste, Lina conteste que son père admire son engagement politique et son militantisme, ce qu’elle refuse d’admettre ; se contant d’un rôle d’observatrice qui rend compte de ce qu’elle voit, dit-elle. Un peuple qui a réussi cela ne pourra plus jamais accepter une dictature quelle qu’elle soit. Il a exorcisé sa peur. Désormais il n’aura plus jamais peur.
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