Secret de tournage du film Podium
Du livre au film
A l?origine : un best-seller de Yann Moix. Ce dernier n?avait jamais envisagé de réaliser lui-même Podium. Le film a été écrit à la virgule près pour Benoît Poelvoorde. Ce dernier avait refusé dans un premier temps de tourner le long-métrage, malgré une proposition de Yann Moix, qui avait abordé l'acteur lors d'une avant-première du film Les convoyeurs attendent. Pour être sûr qu'il accepte de le faire, Yann Moix a écrit le roman, histoire d'aiguiser sa curiosité et son envie. Yann Moix : "je n’ai jamais envisagé de ne pas réaliser PODIUM moi-même. Vous voyez le problème... Au début, certains étaient perplexes. Or, le film a été écrit à la virgule près pour Benoît Poelvoorde, et pour être sûr qu’il accepte de le faire, j’ai écrit le roman, histoire d’aiguiser sa curiosité et son envie. C’est un peu tordu, mais c’est la genèse exacte. Je ne pouvais pas faire ce film sans Benoît Poelvoorde et je ne voulais pas que quelqu’un d’autre le réalise à ma place. Benoît Poelvoorde a accepté de me faire confiance ; c’est le genre d’acteur à refuser un Spielberg pour faire un court-métrage en Belgique. En même temps, j’avais sorti sur une intuition ma botte secrète : Léon Bloy, écrivain pour lequel nous nous sommes découverts une passion commune. Benoît m’a dit “On ne refuse pas de faire un film avec un type qui vénère Léon Bloy”. Il y a, en clin d’oeil, un dossier Léon Bloy sur le bureau de chargé de clientèle bancaire (éphémère) de Bernard Frédéric."
Danse
Benoît Poelvoorde a dû se plier à un entraînement particulier : trois mois chez Mia Frye, tous les jours, et trois mois de cours de chant. Il venait de loin : zéro en danse, guère mieux en chant. Sa femme, Coralie, a pleuré lorsque Benoît a interpreté "Le chanteur malheureux" : son amour pour Cloclo et celui pour son mari se sont fondus en une émotion.
Les costumes
Quant aux costumes, il fallait quils soient l'équivalent XXIème siècle des années 70. Bernard Frédéric possède six costumes : un bleu à perles, western, Steve MacQueen, un métallique à paillettes, un rouge Prince, un recouvert d'ampoules de Noël, un jaune et un blanc, immaculé, le dernier porte lors de sa dernière chanson, la chanson d'amour à Véro. Benoît Poelvoorde a vécu un calvaire absolu sous la perruque de Claude François. Il avait pourtant juré après Le Boulet qu'il ne ferait plus de films avec perruque. Il a développé allergie à la colle à perruques, son visage était à moitié mauve. Les derniers jours tournage ont été pour lui très difficiles.
Par zoom-Cinema.fr le 11 février 2004.


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