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Pour l'amour de Roseanna
Secrets de tournage

Affiche miniature du film Pour l'amour de Roseanna Affiche du film Pour l'amour de Roseanna
 


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Ciné : 8 octobre 1997

Genre : Comédie.
Nationalité : Italien

Secret de tournage du film Pour l'amour de Roseanna

Secret de tournage du film Pour l'amour de Roseanna

Jean Reno, alias Marcello dans Pour l'amour de Roseanna

Acteur fétiche de Luc Besson (Le dernier combat, Le Grand Bleu, Nikita, Léon, Wasabi), Jean Réno a depuis alterné le meilleur (Les visiteurs, Les rivières pourpres, L'enquête corse)
et le pire (Wasabi de Gérard Krawczyk, Décalage Horaire de Danielle Thompson, Tais-toi ! de Francis Veber et Les Rivières pourpres : Les anges de l'Apocalypse avec Benoit Magimel.

Jean Réno demeure également un des seuls acteurs populaires français à avoir réussit une carrière aux Etats-Unis (Ronin, Godzilla, Mission Impossible)


Flash-back. Nous sommes le 30 juillet 1948, au Maroc, à Casablanca précisément. Naissance de Juan Moreno, plus connu désormais sous le nom de Jean Réno.
Le jeune homme effectue son traditionnel service militaire dans l'Hexagone avant de s'installer définitivement en France.
Un choix par défaut, pour échapper aux griffes de Franco et son régime fasciste.

Passionné par la comédie, il parcours les routes avec son ami Didier Flamand. Tous deux, se forment avec cette compagnie itinérante.

Parallèlement, l'acteur débutant réussit à décrocher ses premiers contrats, dans des seconds rôles. Les fans absolus ont pû notamment le remarquer aux détour d'un plan dans Clair de femme, de Costa-Gavras (Le couperet avec José Garcia, Amen avec Mathieu Kassovitz).

Mais sa carrière prend une toute autre tournure après sa rencontre avec Luc Besson. Une amitié indéfectible nait entre le futur réalisateur du Grand Bleu et le comédien.
Pour l'anecdote, ils s'étaient rencontré sur le tournage des Bidasses aux grandes manoeuvres, où Luc Besson était assistant réalisateur.

Jean Réno apparaît donc dans Le dernier combat, première réalisation abrupte et déconcertante en noir et blanc.
Déjà, le cinéaste se fait remarquer avec une nomination aux Césars.

S'ensuite le raz-de-marée du Grand Bleu.
Des millions d'entrées dans l'Hexagone, une musique entêtante d'Eric Serra?
Depuis, les deux acteurs principaux, Jean Réno donc, et Jean Marc Barr, ont suivi des voies quasi-antinomiques. L'un tournant dans des films commerciaux (Les visiteurs, Les rivières pourpres, L'enquête corse). L'autre préférant les films d'auteurs (dont de nombreuses collaborations avec Lars Von Trier).

En tout cas Grand Bleu marque toute une génération, touchée par cet hommage à Jacques Mayol, apnéiste.

Après le César en 1991 de la meilleure actrice pour Anne Parillaud, Luc Besson développe le personnage de Léon, présent déjà dans Nikita, pour lui consacrer un long-métrage à part entière.
Solitaire, le héros est incarné par Jean Réno, et permet la révélation de Nathalie Portman (Garden State, Star Wars, Closer, entre adultes consentants).

Désormais conforté par ces succès avec son complice de toujours, il enchaîne avec deux films oubliables : L'homme au masque d'or et Loulou Graffiti.

Puis l'apogée est atteinte avec Les visiteurs de Jean-Marie Poiré aux côtés de Christian Clavier (Les Bronzés, Les Bronzés font du ski, Le père noël est une ordure, Napoléon) et Valérie Lemercier (Le derrière, Palais Royal).
Il y incarne un comte, Godefroy de Montmirail, venu du Moyen Âge, débarquant dans notre monde contemporain. Décalage spatio-temporel et gags à la clé.
13 million d'entrées au final. Soit la quatrième meilleur performance dans l'Hexagone après Titanic, La Grande vadrouille de Gérard Oury (20 million d'entrées) et Astérix et Obélix : Mission Cléopâtre.

Les visiteurs 2, les couloirs du temps où Muriel Robin (Saint-Jacques La Mecque) a remplacé Valérie Lemercier, se révèle beaucoup moins efficace.

Suite au succès outre-atlantique de Léon, Jean Réno s'exporte aux Etats-Unis. Il se trouve cantonné souvent à des rôles de frenchy, comme dans Mission : Impossible de Brian De Palma, avec Tom Cruise (La guerre des mondes, Né un 4 juillet, Minority Report, Eyes Wide Shut) et Emmanuelle Béart (Manon des sources, Un coeur en hiver).

Ou encore Godzilla de Roland Emmerich (Independance day) et Ronin avec Robert de Niro (Mon beau-père, mes parents et moi, Taxi Driver, Raging Bull) et Rollerball, remake déplorable signé John McTiernan (Une journée en enfer avec Bruce Willis)

De retour en France, il alterne le pire et le meilleur : Les rivières pourpres de Mathieu Kassovitz avec Vincent Cassel (Le pacte des loups, Sur mes lèvres, Agents secrets), L'enquête corse d'après la BD de Pétillon aux côtés de Christian Clavier (Les Visiteurs)

Et puis les films ratés, les navets : Wasabi de Gérard Krawczyk (La vie est à nous, Taxi 2, Taxi 3, Je hais les acteurs, Héroïne, Fanfan la Tulipe).
Décalage Horaire de Danielle Thompson (La bûche) où il donne la réplique à Juliette Binoche (Le chocolat, Le Patient Anglais).
Tais-toi ! de Francis Veber (Le dîner de cons, Le placard, Les compères, La Chèvre) avec Gérard Depardieu (36 quai des orfèvres, Cyrano de Bergerac, Astérix et Obélix : Mission Cléopâtre).
Et Les Rivières pourpres : Les anges de l'Apocalypse avec Benoit Magimel (La fleur du mal, Les chevaliers du ciel).

Des choix commerciaux pas forcément judicieux qui n'entament sa côte de popularité, aussi bien au Japon qu'en France.

H.T


Par zoom-Cinema.fr le 8 octobre 1997.

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