Lost in existence (7 / 10)
Sofia Coppola joue la carte de l’épure. Dans Somewhere, les personnages, et même les situations, sont à peine esquissés. La jeune cinéaste continue de mettre en scène les sujets qui lui tiennent à cœur : dépression des nantis, mélancolie des filles bien nées.
Cela pourrait devenir agaçant, mais Sofia Coppola possède ce talent indéniable pour capter ses petits riens de l’existence (la séquence de la piscine, une nuit d'insomnie passée à manger de la glace). Touchant.
Porté par des allusions autobiographiques subtiles et un humour en demi-teinte, Somewhere demeure sans aucun doute le plus minimaliste des long-métrages de Sofia Coppola.
Par Hervé le 7 janvier 2011.


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