Ultranavet (0 / 10)
Ne pas connaître le comic-book originel ne sera pas un handicap pour le néophyte malheureux qui fait l'erreur de lancer ce film. Il n'arrivera sans doute pas à le terminer et ne cherchera donc pas à saisir les subtilités relatives aux personnages et à leur univers, qui de toutes manières ne sont pas développées dans cette livraison qui ose prétendre être un portage "cinématographique". Ultraviolet fait encore pire qu'un certain Casshern, dans le sens où si le susnommé prend un parti pris radical et typique du cinéma d'animation japonais et de leur culture de l'image épileptique, Ultraviolet est juste un pur foutage de gueule, une horreur sans nom, un film effrontément expédié qui, au contraire de prétendre à de l'expérimentation, tente de s'imposer comme un classique film de science fiction au montage calibré pour des spectateurs qui auraient finit de crâmer leur cerveau en restant scotchés une semaine sans dormir devant MTV.
Pour ne pas céder à la critique gratuite de mauvaise foi, quelque détails permettant de dire pourquoi le film est irregardable : un visuel digne affligeant de clip vidéo même pas bien réalisé, des FX ridicules, du photoshopage en veux tu en voila et des filtres encore plus agressifs que ceux d'un Michael Bay à qui l'on aurait refilé des ecstasy, un scénario vu et revu et un montage clinquant et hollywoodien, mais balourd et technoïde, dont mêmes les chorégraphies de baston ne valent pas un clou. C'est bien simple, si Casshern n'est "pas" un film, Ultraviolet "est" le plus mauvais film qui m'ait jamais été donné de voir. Même un étudiant en audiovisuel serait capable de mieux faire. La comparaison est d'autant plus humiliante quand on sait que Kurt Wimmer avait auparavant pondu des films comme L'affaire Thomas Crow ou le bien troussé et efficace Equilibrium.
Par Laurent B. le 11 mai 2010.


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