James Cameron veut sauver la planète
James Cameron a eut une révélation. Après nous avoir expliqué dans Avatar que démolir la nature pour exploiter les ressources naturelles c'était pas bien du tout, voire très méchant, le cinéaste semble avoir définitivement décidé de se lancer dans la lutte écolo pour sauver les peuples oppressés.
Vendredi dernier, le réalisateur a ainsi déclaré qu'il s'opposait à la construction (controversée) d'un barrage dans la jungle amazonienne, et qu'il "était décidé à combattre par tous les moyens" ce chantier. Son idée première est un film sur une tribu locale menacée par le projet. Le barrage en question est celui de Belo Monte, sur la rivière Rio Xingu, dans l'Etat de Pará au nord du pays. Il est destiné à être le troisième plus grand barrage hydroélectrique du monde une fois mis en place. Vendredi, la justice fédérale brésilienne donnait son feu vert pour le lancement des travaux après un gel de ces derniers par un tribunal régional, qui n'aura duré que deux jours. On ne joue pas avec le business des grands, surtout quand on agit au nom de la forêt et des indigènes. Une idée que Cameron semble résolé à faire plier, cette fois en passant du film de SF au documentaire véritable.
"Si le Brésil me laisse entrer, j'aimerais beaucoup y retourner et travailler avec les peuples indigènes que j'ai rencontré là-bas... mais je veux y retourner comme cinéaste et non comme simple agitateur. Je veux filmer la culture des Indiens Kayapo et montrer au monde leur vie en harmonie avec la forêt".
Cameron précise qu'Avatar "s'inspirait d'articles du magazine National Geographic et de documentaires télévisés" pour recréer un contexte réaliste et inter-temporel à la lutte des Na'vis contre les exploitants miniers humains, "mais après avoir rencontré ces peuples indigènes de l'Amazone, avec qui j'ai communiqué de façon très directe et émouvante, c'est devenu très réel pour moi. Et personnel". Le cinéaste est également épaulé par Sigourney Weaver, l'une des héroïnes d'Avatar, qui s'oppose elle aussi à l'érection du barrage. Selon cette dernière, "un grand nombre de personnes dans le monde considèrent l'Amazone comme le dernier grand fleuve et la forêt amazonienne comme vitale pour la survie de notre planète".
Reste à savoir maintenant si le tout donnera naissance à un projet véritable, voire même s'il pourra influer sur le cours des choses, ou si tout ceci ne demeure qu'un coup de pub avancé à l'emporte pièce par le cinéaste pour la sortie d'Avatar en DVD et Blu-ray cette semaine.
Par Laurent B..

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