Cannes 2010 : Les principales projections du week-end
Fin de semaine chargée sur la Croisette, avec trois films qui ont beaucoup fait parler, et surtout beaucoup fait bouger, puisque des queues interminables se sont formées devant les salles, tournant parfois à la guerre rangée pour obtenir un siège. Petit retour sur les échos qui ont suivi ces projections.
You Will Meet A Tall Dark Stranger de Woody Allen
Sûrement le long-métrage qui a rameuté le plus de monde, nombre de festivaliers ayant du faire demi-tour faute de place. Il raconte l'histoire d'Alfie, un homme qui quitte son épouse après 40 ans de mariage pour une femme plus jeune ; de leur fille Sally, amoureuse de son patron ; et du mari de celle-ci, Roy, incapable de terminer son roman et obsédé par une voisine. Du pur Allen, qui continue d'aborder ses thèmes favoris : l'amour, les blessures, la solitude, les tourments, mais toujours avec humour.
Là aussi énormément de monde pour le nouveau film du réalisateur de Steak, son précédent projet, qui avait divisé aussi bien le public que la critique. Et ce n'est probablement pas avec Rubber que cela va s'arranger : l'histoire d'un pneu psychopathe et télépathe dans le désert californien, qui assassine les passants et s'amourache d'une jeune fille. Seul 450 personnes ont pu assister à l'unique séance pour le long-métrage complètement barré et totalement assumé dans son absurdité.
Un film qui a généré un gros buzz sur la toile du fait de son sujet, d'autant plus qu'il est réalisé par l'auteur de Ring et de Dark Water (les originaux, hein, pas les remakes américains). L'histoire est celle de William (Aaron "Kick-Ass" Johnson), un gamin solitaire de 17 ans qui passe sa vie sur Internet et décide d'ouvrir un chat pour les autres ados de sa villes. Tous déballent leurs problèmes, et William les incite à les résoudre par l'action. Le truc, c'est que le jeune homme est légèrement perturbé, et qu'il est décidé à influencer les autres jusqu'au bout... Un thriller psychologique original, coloré et nihiliste, mais qui semble avoir divisé aussi bien le public que la critique. Le contrecoup de l'attente ?
Par Nicolas G..

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