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 Bulle  Ogier

Bulle Ogier

Nom : Ogier
Prénom : Bulle
Date de naissance : 9 août 1939
Âge : 82 ans
Nationalité : Français



L'actualité récente de Bulle Ogier

Décès de Werner Schroeter

Décès de Werner Schroeter
Le 14 avril 2010 à 11h44





Biographie

De son vrai nom Marie-France Thielland, Bulle Ogier est née à Boulogne-Billancourt le 9 août 1939, d'un père avocat et d'une mère peintre. Après ses études secondaires, elle suit des cours de journalisme jusqu'à ce qu'Hélène Lazareff la présente à Coco Chanel, chez laquelle elle travaillera pendant quelques mois. En 1962, Bulle Ogier rencontre le dramaturge et metteur en scène Marc'O, dont elle suit les cours de l'American Center, ensemble polyartistique qui regroupe peintres, écrivains et musiciens de toutes nationalités. Marc'O crée ensuite sa propre troupe théâtrale, qui réunit entre autres Pierre Clémenti, Elisabeth Wiener, Jean-Pierre Kalfon, Jacques Higelin. De 1961 à 1967, date de ses débuts au cinéma, Bulle Ogier sera ainsi de toutes les créations de Marc'O. Après "Le triomphe de l'amour" en 1961, "L'entreprise" en 1962, "Le printemps" en 1963, "Pierrot lunaire" en 1963, Maurice Girodias, éditeur, leur offre sa cave et crée la Grande Séverine, “ancêtre” du café-théâtre. La troupe y joue pour la première fois "Les play-girls" en 1964, suivi par "L'anti-came" et "Les idoles", que Marc'O adaptera peu après pour le cinéma.

Figure importante de la scène théâtrale “underground”, il était tout naturel que Bulle Ogier vienne, en touchant au cinéma, à rencontrer Jacques Rivette, éminence grise du cinéma intellectuel français. Elle sera ainsi de presque tous ses films, (de L'amour fou en 1967 à La bande des quatre en 1988, en passant par l'interminable (12 h 40) mais passionnant Out 1 : Noli me tangere en 1970). Mais c'est un petit film suisse au retentissement inattendu, La salamandre, d'Alain Tanner, où elle incarne Rosemonde, une jeune fille impliquée dans un fait divers pour avoir refusé de suivre les cadences infernales du travail à la chaîne, qui la fait connaître du public. De cette époque, on retiendra également ses prestations dans Rendez-vous à Bray, du belge André Delvaux et La vallée, du polyculturel Barbet Schroeder (1972). Un réalisateur que Bulle Ogier épousera à Las Vegas près de vingt-cinq ans plus tard !

Après une incursion inattendue dans l'univers de Claude Lelouch (Mariage, où l'on suit l'évolution du couple qu'elle forme avec Rufus sur quarante ans), Bulle Ogier retrouve ses auteurs favoris (Rivette pour Duelle en 1976, Barbet Schroeder pour Maîtresse en 1975), mais aussi de Marguerite Duras et Eduardo de Gregorio, sous la direction duquel elle tourne quatre films.

Les années 80 seront marquées pour l'actrice, par le deuil de sa fille Pascale Ogier, qui venait d'entamer une prometteuse carrière sous la direction de Jacques Rivette (encore !) dans Le pont du nord et surtout d'Eric Rohmer avec Les nuits de la pleine lune.

Incontournable d'un certain cinéma d'auteur français, certes littéraire mais rarement prétentieux, Bulle Ogier n'hésite pas, par la suite, à poursuivre l'aventure que constitue le tournage de premiers films : elle tient ainsi des rôles, plutôt sombres, de mères dans des films comme Nord de Xavier Beauvois ou Circuit Carole d'Emmanuelle Cuau, mais aussi, et de manière plus inattendue, ne crache pas sur des compositions plus légères (Personne ne m'aime).

Mais le cinéma ne doit pas faire oublier le théâtre, pour lequel elle n'a cessé de travailler, retrouvant régulièrement ses auteurs de prédilection : en 1975, grâce à Marguerite Duras, elle interprète ainsi "Des journées entières dans les arbres", que suivront, du même auteur "L'Eden Cinéma" en 1977, avec Madeleine Renaud au théâtre d'Orsay, "Le Navire Night", en 1979, au théâtre Edouard VII et "Savannah Bay", en 1984, au théâtre du Rond-Point. Bulle Ogier est également apparue dans de nombreux téléfilms parmi lesquels "Légitime défense", de Claude Grimberg (1979), "Le professeur jouait du saxophone", de Gérard Folin (1980) ou "L'énigme blanche", de Peter Kassovitz (1982)…

Au cinéma on l'a vu plus récemment dans Vénus Beauté et Passe-passe, deux films signés Tonie Marshall.

Filmographie sélective :