Biographie
Elliott Gould est d'abord un acteur de théâtre et de comédie musicale. Mais petit à petit, il a su s'imposer à la télévision puis au cinéma, avec, notamment, sa participation au casting de M.A.S.H.
Elliott Gould est né Elliott Goldstein le 29 aout 1938 à New York. Sa mère l'inscrit très tôt dans des écoles artistiques, et c'est ainsi que le petit Elliott apprend le chant, avant de débuter à 18 ans dans la comédie musicale Rumple en 1957.
Le succès qu'il rencontre partout sur scène le fait appeler par Hollywood, et il débute à l'âge de trente ans, dans The Confession de William Dieterle, film doté d'une sortie discrète à la télévision. Mais rapidement il est consacré par le succès critique et populaire de Bob & Carol & Ted & Alice qui lui vaut une nomination à l'Oscar du Meilleur Second Rôle, puis le triomphe international de M.A.S.H. (palme d'or à Cannes).
Il semble alors inévitable mais, quand il tourne en 1973 pour Atlman dans Le Privé sa carrière accuse déjà le coup. C'est que Gould s'est construit une réputation d'acteur difficile : on l'accuse de se droguer et il doit passer un test en psychiatrie pour convaincre les producteurs de ses capacités à incarner Philippe Marlowe. Plus tard, ses (mauvais) choix de films, parfois purement alimentaires, ne font qu'accélérer sa descente vers les tréfonds du vedettariat. Le reste de sa carrière est à l'image de cette période : un zigzag continuel entre œuvres majeures et petits rôles dans des productions douteuses.
Avec plus de soixante-dix films, Gould est aussi actif et éclectique sur le petit écran, où il conquiert de nouveaux admirateurs en personnifiant le père de Ross et Monica Geller dans la série Friends et en participant à de nombreux téléfilms.
Acteur polymorphe et polyvalent, alourdi par une carrière en dents de scie, Elliott Gould n'est heureusement pas encore décidé à prendre sa retraite. Outre un personnage récurrent dans Ocean's Eleven et Ocean's Twelve et des apparitions en second rôle dans nombre de productions américaines, il tourne encore beaucoup pour la télévision, comme pour la mini série Shining réalisée par Mick Garris sous les ordres de Stephen King.