Critique du film 36 quai des Orfèvres (7 / 10)
LES RIPOUX
Après l'intéressant mais inabouti Gangsters avec Anne Parillaud et Richard Anconina, Olivier Marchal passe à la vitesse supérieure avec 36 quai des Orfèvres.
Un film ambitieux, où le travail sur la lumière (les dominantes bleutées, les scènes nocturnes) en particulier demeure remarquable.
Le nouveau long-métrage du jeune cinéaste et ancien flic, renoue avec un genre qu'on croyait disparu : le policier français.
S'il renaît de ses cendres, c'est en grande partie grâce au passé du réalisateur qui sait de quoi il parle.
D'où le sentiment intime chez le spectateur de pénétrer dans un milieu avec ses codes, ses repères, ses habitudes.
A ce titre le travail de documentation est en tout point remarquable.
La mise en scène, au diapason, est complété par un face à face Gérard Depardieu/Daniel Auteuil particulièrement dense ainsi que des seconds rôles parfaits (André Dussolier, Mylène Demongeot, Daniel Duval ou encore Catherine Marchal).
Du travail d'orfèvre pour un film bouleversant.
H.T
Par zoom-Cinema.fr le 23 février 2005.

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