Critique du film Anything Else, la vie et tout le reste (6 / 10)
MENTOR, MENTEUR
Relative déception qu’Anything Else, un Woody Allen passable. On voit bien où le cinéaste new-yorkais veut en ne venir avec Jason Biggs (étonnant de subtilité), double juvénile du metteur en scène.
Le réalisateur règle ses comptes avec les psys ("la séance est terminée !") et le monde ingrat des scénaristes, voir des femmes hystériques et nymphomanes. Comme à l’accoutumée, les bons mots fleurissent ("Le pentagone pourrait l'utiliser pour mener une guerre chimique"). Mais Woody Allen a tendance à tourner en rond, malgré ses tentatives pour nous arracher quelques sourires (la belle-mère envahissante). Le long-métrage n’est pas à la hauteur de ses ambitions. Melinda et Melinda, autre film alliénien récent, était autrement plus subtil et drôle. Anything else constitue à ce titre un cru mineur du cinéaste.
Par zoom-Cinema.fr le 29 octobre 2003.


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