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Casino Royale
Critique du film

Affiche miniature du film Casino Royale Affiche du film Casino Royale
 


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Ciné : 20 février 2002

Genre : Action.
Nationalité : Américain

Critique du film Casino Royale (8 / 10)

DOUBLE JE(UX), AGENT DOUBLE

Les producteurs de la franchise nous avaient prévenus : un vent nouveau allait souffler sur la saga 007. Nouvel acteur, nouvelle démarche, plus réaliste. Il faut dire que la saga avait subit les assauts répétés de long-métrages plus pragmatiques et réussis, de Mission Impossible (Tom Cruise / Ethan Hunt) en passant par les sombres La mémoire dans la peau (Matt Damon /Jason Bourne). En ce sens, Casino Royale s’apparente à un prequel salvateur pour une légende en manque de souffle, tel Christopher Nolan qui avait fait renaître de ses cendres l’homme chauve-souris dans Batman Begins.

Dès les premières scènes ce nouveau Bond, le ton est donné. Un prologue épuré et monochrome, pour un film plus rationaliste, cérébral, racé. Pas de sexe, peu de répliques très mordantes et d’ironie, qui émaillaient L’homme au pistolet d’or et autre Moonraker. Tout en muscles, faciès impassible, Daniel Craig, choix en tous points pertinent, incarne le célèbre agent, passant enfin le cap du deuxième millénaire. Les critères sexy ont été abandonnés. Il était temps. Et pour combler son retard, le réalisateur Martin Campbell (qui avait déjà apporté un nouveau souffle avec Goldeneye) met les bouchées doubles, avec des courses-poursuites dès le premier quart d’heure proprement hallucinantes : rebond sur les murs d’un chantier, saut de plusieurs étages entre deux grues… (superbe travail des cascadeurs). Faisant passer Yamakasi pour un aimable long-métrage amateur. C’est dire. Le cinéaste, malin, sait aussi doser ces scènes speed, avec d’autres plus psychologiques (la partie au Casino avec Le Chiffre / Madds Mikkelsen) - un cocktail idéal. Exit en revanche les jolies filles à la pelle, et gadgets obsolètes, au profit d’atermoiements et une intrigue moins farfelue.
Le 11 septembre 2001 étant passé par là, comme l’illustre cette scène à l’aéroport de Miami. La menace est mondiale, et le terrorisme sous-jacent. Place également aux failles, loin de l’arrogance du héros de Meurs un autre jour.
Casino Royale se révèle un retour aux sources profitable pour James Bond. Une bonne assise et un sacré coup de fouet pour un nouveau départ d’une saga exsangue, dont on croyait avoir fait le tour. Sans pour autant se désolidariser de ces prédécesseurs, ce nouvel opus salutaire et résolument à part, s’offre même le luxe de dresser un pont avec les autres épisodes, dans une sentence connue et reconnue de tous : "Mon nom est Bond. James Bond"… La réplique qui tue, délivrée comme un cadeau aux fans de l’agent double. La boucle est bouclée.

Par zoom-Cinema.fr le 22 novembre 2006.

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