Critique du film Closer, entre adultes consentants (0 / 10)
LES LOIS DE L'ATTRACTION
Disons le tout net : Closer, entre adultes consentants demeure une des rares pièces de
théâtre (Patrick Marber, Tout contre) dont la transposition à l'écran se révèle réussie, au même
titre chez nous que le Père Noël est une ordure, Un air de famille ou le Dîner de cons de Francis
Veber.
Sauf qu'ici il ne s'agit pas de comédie mais de chassés-croisés amoureux dont les
protagonistes ne sortiront pas indemnes.
Fruit sulfureux, l'autre est envisagé
comme une conquête brûlante, avec les interdits que cela suppose parfois.
Le cinéaste a le
bon goût de ne pas prendre parti ni de tomber dans le clivage facile du bien et du mal.
L'occasion est trop belle de voir des acteurs hollywoodiens dans des contre-emplois troublants
: Jude Law (Stalingrad, A.I) homme perdu, Nathalie Portman (Star Wars) sexy à souhait, Julia
Roberts (Pretty Woman, Coup de foudre à Notting Hill) diablesse manipulatrice et Clive Owen
marionnettiste de génie.
Le spectateur est plongé dans un thriller amoureux
inédit, bien loin des traditionnelles comédies romantiques avec deux tourtereaux (Quatre mariages
et un enterrement, Bridget Jones) ni même trois (Jules et Jim)
Habile, le metteur en
scène trouble avec des personnages ambivalents dont la quête relève tour à tour de la pulsion
mais aussi d'un désir dévorant.
H.Troccaz
Par zoom-Cinema.fr le 19 janvier 2005.


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