Critique du film Déjà Vu (6 / 10)
A LA RECHERCHE DU TEMPS PERDU
Déjà vu. Rarement un long-métrage aura aussi bien porté son nom. Et pour cause :
le producteur Jerry Bruckheimer, nous sert la même recette à chaque fois : actions + suspens + gros moyens, le tout saupoudré d’émotion. Tony Scott (Top Gun, Domino) se charge cette fois de l’exercice, en marchant sur les plates bandes du film d’action, un genre rebattu. Bonne surprise en revanche, le concept de ce long-métrage, qui apporte un peu d’air frais : la relecture des évènements et la possibilité d’interférer sur le passé.
De quoi déconcerter les plus cartésiens. Une fois ce postulat de départ abracadabrantesque accepté, Déjà vu - non sans piller au passage quelques bonnes idées de L’Effet papillon / The Butterfly effect avec Ashton Kutchter (pour le changement du destin et les répercussions sur le présent) et Speed (en ce qui concerne le temps imparti pour la mission confiée à Denzel Washington) - se révèle un divertissement plutôt plaisant, pour peu que le spectateur se laisse embarquer. Le cinéaste, tout comptant de faire joujou avec son budget de 80 million de dollars, alternant ralentis et de montage nerveux. Pas déplaisant, même si l’ensemble présente donc un air de …Déjà Vu.
Par zoom-Cinema.fr le 13 décembre 2006.


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