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District 9
Critique du film

Affiche miniature du film District 9 Affiche du film District 9
 


52 %   (75 votes)

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Ciné : 16 September 2009

Genre : Science-Fiction.
Nationalité : Américain

Aliens in the hood (9 / 10)

Des extraterrestres parqués dans un ghetto township, qui plus est des cafards sur deux jambes que les autorités manipulent avec des boîtes de pâté pour chat par le truchement de bandes armées, un responsable d’une organisation gouvernementale complètement abruti mais qui se révélera héroïque une fois passé de l’autre coté de la barrière... Drôle de scénario que celui de District 9, petit bijou SF inespéré qui prouve que les moyens ne suffisent pas toujours pour pondre de la grande science-fiction. Filmé comme un documentaire, on pouvait craindre navet maquillé... Ben non. Extraterrestre, capitalisme, expérience biologique, identité, sacrifice, amour, gettho, carrière.. Le réalisateur a su jongler entre les thèmes et sait conserver un rythme, limite à certains moments, mais au final très réussi. Un fantasme qui est mis en œuvre avec une morale  intéressante et qui nous donne à réfléchir. "Et si nous étions les monstres ?"

Un film qui renoue avec les meilleurs films de SF et qui n'est pas sans rappeler l'age d'or du mouvement dans les années 50 à 70, où sous couvert de SF l'on dénonçait l’arme atomique, la guerre froide ou la course aux armements, les dictatures… Les quelques scènes de batailles sont trash, ce qui rend le tout encore plus orgasmique. Le scénario explose tous les diktats actuels, le personnage principal est travaillé en permanence, au dépend des autres qui demeurent un peu lisses, mais on sent une réelle liberté par rapport à l'industrie aussi bien dans la réal que dans le scénar. Les effets spéciaux, malgré le budget microscopique sont de très bonne qualité, ça donne une bonne leçon à toutes les autres productions hollywoodiennes. D'un héros maladroit, quasiment simple, on aboutit à un personnage qui doit se sacrifier et qui finalement devient le héros du film. Oui, il y aura une suite et elle sera sans doute l'annonce d'une trilogie impressionnante et bien plus réussie d'un point de vue philosophique que d'autres films. La BA ne laisse en rien présager le contenu tellement riche du film, tellement homogène.  Neill Blomkamp, avec du très petit matériel, a produit une oeuvre intelligente et soignée, avec un côté docu qui donne un réalisme impressionnant au film, un scénario très bien écrit, une réalisation saisissante et soignée, à l'effet caméra d'épaule maitrisé (comparé à un Cloverfield accusé de rendre malade ses spectateurs). Le casting aussi est bon, même s'il n'y a qu'un seul grand rôle dans le film, celui interprété par Sharlto Copley, impeccable en idiot du coin qui va devoir affronter cet incident.

Immersif, émouvant, assumé jusqu'au bout, District 9 est une claque mémorable, qui ne frappera la joue que d'une partie de l'audience dévouée au film engagé de base, mais qu'importe, il est assurément le meilleur film de SF sorti en 2009, et a tout le potentiel pour devenir un classique du genre pour peu que l'on se penche sur la matière brute de ce dernier.  Vivement District 10.

Par Laurent B. le 28 April 2010.

L'Apartheid de l'espace (7 / 10)

Peter Jackson ne s'y est pas trompé. En produisant le film de son jeune poulain Neill Blomkamp, il savait sûrement qu'il avait déniché un futur crack du cinéma de science-fiction.
District 9, l'histoire de crevettes de l'espace qui révolutionne le genre au cinéma, vous n'y croyez pas? Allez donc vous faire votre propre avis.

Neill Blomkamp, réalisateur sud-africain, a su apporter une dose extrême de réalisme à une histoire surréaliste. Des aliens arrivent sur la Terre. A Washington? A New York? Pour attaquer? Pour aider la population avec leur technologie? Rien de tout ça, un immense vaisseau stationne au dessus de Johannesburg en Afrique du Sud. Les extraterrestres à l'intérieur sont malades, mourants de faim, incapables de retourner sur leur planète. Il est alors décidé de les parquer dans un bidonville, le District 9. Le jour où le MNU (la firme qui les exploite) décide de les faire déménager dans un nouveau camp, Wikus Van der Merwe, promu chef des opérations, est accidentellement atteint au visage par une substance inconnue lors de la fouille d'une maison alien. Il devient alors progressivement une crevette. Les ennuis commencent quand ses anciens collègues de travail le traquent pour l'étudier. Il se réfugie alors dans le District 9.

Longtemps filmé avec une caméra à l'épaule, le film de Blomkamp plonge le spectateur dans une ambiance très documentaire, à l'instar de Cloverfield. On a l'impression d'y être, comme si c'était vrai. La précarité des extraterrestres accentuent aussi le réalisme et renouvelle le genre cinématographique, rien que ça.

L'autre point génial du film, c'est la comparaison que fait le réalisateur entre la situation des extraterrestres et l'Apartheid qui a frappé son pays. Les panneaux en ville interdisant l'accès aux crevettes rappellent aisément la ségrégation raciale sud-africaine. Une leçon d'humanisme dans un film d'aliens, quand on vous disait que Blomkamp était un crack...

Par Alexis A. le 28 September 2009.

Hyper tension (7 / 10)

District 9 demeure un film diablement intelligent et techniquement irréprochable. Produit par Peter Jackson, il trouve un juste équilibre entre drame et action. Le scénario novateur développe des idées intéressantes, comme l'égalité entre hommes et animaux. Fait rare dans ce genre de production, les personnages sont bien développés et délivre une peinture de la nature humaine des plus intéressantes. Si on restera plus réservé sur le lien entre l’épilogue et la conclusion, District 9 tient largement ses promesses.

Par Hervé le 17 August 2009.

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