Secret de tournage du film Incontrôlable
Rebondir après le semi-échec d'Iznogoud
L?enjeu est
de taille pour Michael Youn.
Depuis son départ du Morning Live sur M6, le trublion enchaîne
les succès : La Beuze, Les 11 commandements.
Son one-man show Pluskapoil a remplit
les salles. Mais lors de la deuxième tournée, les ventes à la billetterie se sont quelque peu
essoufflées.
Déception également avec Iznogoud. Si l?adaptation de la BD n?est pas un flop,
ce n?est pas un triomphe non plus. 2 million d?entrées, contre 4 pour Brice de Nice.
Michael
Youn s?étant fait voler la vedette par le surfeur Jean Dujardin lors des vacances scolaires.
Incontrôlable, son quatrième film, sort une semaine après les Bronzés 3 avec Thierry
Lhermitte. On retrouve d?ailleurs ce dernier dans Incontrôlable, avec également Hélène de
Fougerolles.
Michael Youn, alias Georges dans
Incontrôlable
Etudiant en Sup de Co à Nice, Michael
Youn devient le trublion que l?on connaît après un passage par le cours Florent. Son émission Le
Morning Live sur M6 devient culte et lui sert de tremplin pour des aventures cinématographiques
au succès retentissant : La Beuze, Les 11 commandements avec Dieudonné. Ce qui ne l?empêche pas
de connaître un sérieux revers avec Iznogoud, aux côtés de Jacques Villeret.
Parallèlement, il monte son premier one-man show, le bien-nommé Pluskapoil, où il fait preuve
d?une belle énergie. Reste à exploiter une facette dramatique méconnue?
Flash-back. Nous sommes le 2 décembre 1973 à Suresnes.
Naissance de Michaël Benayoun, plus
connu désormais sous le nom de Michael Youn.
Qui ne connaît pas sa mère ?
Michael
s?en plaint suffisamment : elle a fait de nombreuses apparitions à la télé et fait même une
rapide incursion dans son one-man show Pluskapoil?
Toujours est-il qu?après une
enfance passée près de la méditerranée, il poursuit des études supérieures.
Ses parents le
destinent à un avenir brillant : il intègre Sup de Co à Nice et y étudie l?économie.
A
la clé pour lui : un master en management.
Lors de son passage dans ce lieu d?étude réputé
sérieux, ses amis et professeurs remarquent son sens inné de la comédie.
Brillant, il n?en
reste pas moins le clown de service.
Très vite lassé par le chemin balisé qui
l?attend, il décide de suivre son instinct et ses envies.
La première : devenir comédien ou
humoriste.
Pour parvenir à ses fins et acquérir une légitimité, il suit le prestigieux cours
Florent.
Passage éclair à Skyrock, où il présente les informations à sa sauce. Un tremplin
pour la télé : M6 l?engage pour animer sa tranche matinale : "Morning Live".
L?équipe est
malmenée, à commencer par le journaliste Jean-Philippe Doux, victime de l?humour pipi-caca du
trublion.
A ses côtés, Zuméo (Tubissimo) et un certain Magloire (Iznogoud).
Mais aussi
les fameux bigophones, où Michael Youn hurle, une prestation en string remarquée dans les Sept
d?or.
Sans oublier les sketches avec ses amis Vincent Desagnat et Benjamin Morgaine (Le
grand zapping de l?humour).
C?est donc tout naturellement qu?auréolé du succès de
cette émission télé culte, il réussit à convaincre les producteurs de monter un film, avec ses
deux potes.
Dans l?oubliable La Beuze, il incarne le fils caché de James Bron, Alphonse
Brown.
Premier tube, Le Frunkp.
Puis dans la foulée, toujours avec la même équipe, Les
11 commandements.
L?histoire ? Le monde va mal, les humains ne rigolent plus, la
situation est grave.
Le dieu de la blague n?a plus qu?une solution : Michaël Youn et sa
bande.
Leur mission : accomplir « Les 11 commandements » de la blague pour
remettre
les peuples sur le droit chemin de la rigolade en repoussant
les limites de la connerie.
On le sait depuis le Morning Live, la tornade Michaël Youn avoue un net penchant pour
Jackass voir Django Reinharts.
Le script n?est finalement que prétexte à une accumulation de
gags potaches et de multiples chutes, grâce ici à des cascades ratées.
Le trublion se révèle
au mieux de sa forme, bien loin du navet « La Beuze », qui n?était finalement juste un piédestal
navrant pour passer du petit au grand écran.
Les 11 commandements remportent un franc
succès, avec une méthode qui a fait ses preuves :
Des passages télé provocants. Une
bande-son avec un tube (« Comme des connards » en l?occurrence ici, mais aussi dans son nouveau
long, Iznogoud). Et l?affaire est dans le sac !
Pourtant, le procédé marketing bien
rodé ne fonctionne pas avec Iznogoud, aux côtés de Jacques Villeret (Le dîner de cons, La soupe
aux choux, Malabar Princess, Les enfants du marais, Un crime au paradis, Les âmes grises) qui
reste un échec.
Dès lors Michael Youn se consacre à la scène avec son premier one-man
show, le bien-nommé Pluskapoil. Qu?on adhère ou non au spectacle, force est de reconnaître que le
comique se donne à fond, transpire pour son public.
Avec des sketches plus ou moins réussis
sur Jean-Luc Godard et le petit écran.
Et on le pressent : Michael Youn possède une facette
dramatique inexploitée?A quand un contre-emploi à la Tchao Pantin ?
H.T
Par zoom-Cinema.fr le 8 février 2006.


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