Critique du film L'amour extra-large (6 / 10)
BEAUTE EMPOISONNEE
Bien que ponctué par un épilogue bien-pensant, l’Amour extra-large assène quelques vérités dans une société où les apparences sont reines. Sous-entendu : la beauté intérieure doit primer sur le physique. Tout le contraire de nos contemporains et des magazines où le culte de la beauté, voir du jeunisme et de la minceur, est érigée en tant que modèle. Les frères Farrelly vont donc à l’encontre des canons en vigueur et dans l’air du temps, avec un style qui leur est si personnel : les culs de jatte et les benêts font parti intégrante du scénario. Comme à l’accoutumée, les deux cinéastes osent se moquer de tout. A ce titre la présence du pétillant Jack Black demeure particulièrement réjouissant. Un comédien déjanté sur la même longueur d’onde que les deux cinéastes. Au-delà de son apparente consensualité, l'Amour extra-large finit par nous convaincre par son message touchant.
Par zoom-Cinema.fr le 6 mars 2002.


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