Secrets de tournage du film La conquête
Une première dans l’histoire du cinéma français
La conquête marque un tournant. Pour la première fois dans l'histoire du cinéma français un long-métrage met en scène un président en exercice. A la différence des Etats-Unis, la France a toujours considéré que transformer le chef de l’Etat en personnage de film et le faire interpréter de son vivant par un comédien était une atteinte à son prestige.
Preuve de cette intimidation : Valéry Giscard d’Estaing avait fait interdire 50,81 %, un documentaire sur sa campagne présidentielle de 1974.
Discrétion et influences
Xavier Durringer, le réalisateur de La conquête, a donc joué la carte de la discrétion pour le tournage de ce film consacré aux trois années qui ont précédé l’élection de Nicolas Sarkozy. Objectif : éviter les pressions.
Xavier Durringer s’est servi de deux modèles : The Queen (2006), qui relate l’arrivée de Tony Blair au poste de premier ministre. Mais aussi Il Divo (2008), qui retrace la carrière du démocrate-chrétien Guilio Andreotti.
Toutes les chaines françaises ont refusé de financer La conquête. Heureusement les producteurs Eric et Nicolas Altmayer (producteurs de Brice de Nice, OSS 117) ont pû compter sur le soutien de Gaumont…
La mise en scène de La conquête a donc été confiée à Xavier Durringer, même si les producteurs avait d’abord proposé le projet à François Ozon.
Par Hervé le 19 octobre 2010.


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