Critique du film La jeune fille à la perle (7 / 10)
IVRE DE FEMME ET DE PEINTURE
Nous avions quitté Scarlett Johansson, sous le charme, dans Lost In Translation. Cette même beauté fulgurante, à la fois fine et érotique, qui fait tout le sel de La jeune fille à la perle. Tremblante, sensible, vivace, mélange de douceur et de timidité, la comédienne apporte tout le mystère nécessaire au rôle. Peter Webber, monteur et documentariste, réalise un premier film en tous points réussit. Première qualité de ce long-métrage : le travail sur la lumière et les ambiances, tellement fabuleux qu'ils font littéralement remonter le spectateur dans le temps.
Tels les pubs pour des produits lactés mettant en scène la jeune Griet, La jeune fille à la perle nous plonge avec délectation dans un univers aux jeux de lumières en clair-obscur (superbe travail d'Eduardo Serra), des décors qu'on croiraient d'époque. Le tout rehaussé par la musique de ritournelle d'Alexandre Desplat. L'interprétation est à l'avenant : demeurent en symbiose totale. Une belle histoire d'amour platonique dans al veine d'In the mood for love, classique certes, mais à la beauté renversante.
Par zoom-Cinema.fr le 3 mars 2004.


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