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La jeune fille à la perle
Secrets de tournage

Affiche miniature du film La jeune fille à la perle Affiche du film La jeune fille à la perle
 


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Ciné : 3 mars 2004

Genre : Drame.
Nationalité : Américain

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Secret de tournage du film La jeune fille à la perle

Secret de tournage du film La jeune fille à la perle

Du roman à l'écran


Quelques mois avant la parution du roman de Tracy Chevalier, le producteur Andy Paterson et son épouse, la scénariste Olivia Hetreed, ont la chance de lire le manuscrit de La Jeune fille à la perle. "Quel bonheur. Je lai lu dune seule traite, clouée à ma chaise. J"étais captivée, subjuguée. On se souvient Olivia Hetreed. J'ai été saisi d"admiration pour Griet, son calme, son assurance et sa détermination à suivre son instinct. Et ce n'était pas facile à une époque où une jeune fille de son âge et de son milieu était emprisonnée par des contraintes inimaginables" ajoute Andy Paterson. "Il ne faut pas s'arrêter à l'anecdote, au détail de la vie quotidienne chez les Vermeer. Pour moi, cette histoire se lit comme un film noir. J'ai également beaucoup aimé la façon dont Tracy Chevalier a utilisé les quelques points connus de la vie de Vermeer pour imaginer celle de son modèle."

Dès la lecture du manuscrit, et avant même que le livre ne prenne place sur les étagères des libraires, Andy Paterson et son associé, le réalisateur- producteur Anand Tucker, réussissent à convaincre Tracy Chevalier de leur vendre les droits. Mais la concurrence est rude : nombreux sont les producteurs intéressés par l'adaptation de ce roman au grand écran. "Andy et Anand forment une bonne équipe. Ils m'ont ite convaincue qu'ils resteraient fidèles à l'esprit de mon roman." témoigne Tracy Chevalier.

L'inspiration

Le tableau La Jeune fille à la perle, peint vers 1665-1666, se trouve en dépôt permanent au Musée Mauritshuis à La Haye, aux Pays- Bas. L'identité du modèle reste aujourd'hui inconnue. Tracy Chevalier se souvient du poster représentant le chef d'oeuvre de Vermeer punaisé sur le mur de sa chambre de jeune fille. "J'étais dans mon lit à rêvasser devant le visage de cette jeune fille peinte par Vermeer quand je me suis dit : mais qu'a- t- il bien pu lui faire pour qu'elle apparaisse ainsi, à la fois triste et heureuse ?? Cette interrogation a continué à vivre en moi. Alors je me suis mise au travail et, en trois jours, j'avais construit toute l'histoire. C'était évident, l'expression de son visage disait tout. Vermeer m'avait en fait mâché le travail !"

Andy Paterson témoigne : L'histoire racontée par Tracy correspond en tout point à ce que nous savons du peintre, de sa maison, de sa famille, de ses soucis d'argent, de sa dépendance vis- à- vis de son mécène et employeur, et enfin de sa fascination pour la chambre obscure, la camera obscura. L'adéquation étroite entre la vérité historique et l'imagination de Tracy Chevalier fonctionne parfaitement. Elle est illustrée, par exemple, dans la scène où Griet déplace la chaise du tableau que peint alors Vermeer, le célèbre Femme à la cruche d'eau. Quand des experts ont passé le tableau aux rayons- X, ils ont en effet découvert que l'artiste avait peint une chaise devant la table avant de la faire disparaître dans l'oeuvre finale. Tracy a utilisé ce fait historique pour nourrir la relation entre Griet et Vermeer. Toute l'histoire est le fruit de son imagination mais elle sonne absolument vrai. `

Les décors

Les intérieurs de cette époque ont été réalisés en recherchant la plus grande fidélité à la réalité. Les décorateurs se sont plongés dans la peinture flamande du Siècle d'or, le XVII siècle. Le chef décorateur Ben Van Os explique : "nous avons conçu la maison de Vermeer en nous fiant aux tableaux du peintre et avons veillé à recréer les mêmes aménagements à l'écran. Nous avons également construit le passage entre le canal, la cour de la maison et les pièces du rez- de- chaussée : elles sont toutes reliées par de grandes portes s'ouvrant à la suite les unes des autres. Il s'agissait de donner l'impression d'un vaste espace où il est impossible pour Griet de trouver le moindre refuge."Peter et moi- même voulions également nous démarquer du regard parfois idéalisé des tableaux de Vermeer et introduire une dose de réalisme un peu plus noir pour montrer la vie quotidienne des personnages et notamment des domestiques. La cour et les rues adjacentes ont été couvertes de boue et d'immondices."

Quant aux scènes d"intérieur, elles se divisent en trois mondes distincts. La maison de Griet et de sa famille respire l'austérité du calvinisme ; la maison des Vermeer, catholiques, regorge de tableaux - n'oublions pas que Vermeer était aussi marchand et revendait des toiles de ses confrères. Les couleurs y sont flamboyantes. Enfin, l'intérieur du mécène Van Ruijven trahit lopulence et le pouvoir de celui qui l' habite, accumulant oeuvres d'art et curiosités venant du monde entier.

Par zoom-Cinema.fr le 3 mars 2004.

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