We own the night (7 / 10)
James Gray retrouve Joaquin Phoenix le temps d'un tournage où se côtoient un casting assez hétéroclite et audacieux. Gray dessine deux mondes dont la cohabitation est impossible : l'un d'eux devra être détruit.
C'est avec la musique de Blondie que démarre le film. Immersion dans l'époque et dans le monde du personnage de Joaquin Phoenix. S'ajoute à cela une scène d'ouverture peu équivoque entre l'acteur et sa partenaire, la sculpturale Eva Mendes. Puis, la fête est stoppée.
On entre alors dans le monde opposé à celui de la décadence, de la fête et des nuits festives. C'est la nuit noire qui arrive avec Mark Wahlberg et son père à l'écran, Robert Duvall. L'un frère et l'autre père incarnent la loi, la devise de la police criminelle New Yorkaise « we own the night » dont James Gray reprend la formule pour son titre. Il n'y a donc rien d'anodin dans son choix.
Le film repose sur les choix que doit faire Joaquin Phoenix à savoir se ranger du côté des bons, sa famille, ou rester dans son monde de débauche où la drogue tient une place importante, mais que lui ignore en fermant les yeux involontairement. Si sa réponse vient tardivement et après un choc, cette décision finale se révèlera être une manière de se repentir. Elle constituera sa rédemption.
Le climat dessiné est froid, noir, et déprimant. Le film est beau, symbolique
Par Tiffany le 5 août 2009.

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