Critique du film La science des rêves (6 / 10)
L'ART DELICAT DE LA SEDUCTION
Après Human Nature, Michel Gondry s'était imposé comme un cinéaste anticonformiste avec Eternal Sunshine of Spotless Mind, avec Jim Carrey. Un long-métrage aux antipodes des bluettes made in Hollywood. La science des rêves ne déroge pas à la règle, et enfonce même le clou. Le metteur en scène de clips laisse ici libre court à son imagination débordante. Pour le meilleur. Mais aussi pour le pire. Un grand barnum avec son cortège d'inventions démentes, comme cette machine à remonter le temps d'une seconde et la Stéphane TV (bravo au passage aux décorateurs). Sans omettre des trouvailles visuelles qui dénote dans le cinéma contemporain. Cet amalgame de matériel riche établit d'emblée Michel Gondry comme un cinéaste au ton singulier. Mais certains spectateurs resteront déconcertés par cet univers cosmopolite, à l'image de son casting hétéroclite. D'autant que La science de rêves pâtit de larges longueurs. Et les échappées oniriques se révèlent pesantes à la longue.
Par zoom-Cinema.fr le 16 août 2006.


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