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Le boulet
Secrets de tournage

Affiche miniature du film Le boulet Affiche du film Le boulet
 


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Ciné : 10 avril 2002

Genre : Comédie.
Nationalité : Français

Secret de tournage du film Le boulet

Secret de tournage du film Le boulet

Le tournage du Boulet


Le film a été tournée à Paris et au Maroc. Le boulet est surtout et avant tout un film de producteur. Le fils de Claude Berri rentre dans la cour des grands en misant 177 million de francs (le budget du film). Un record. L'idée du Boulet est née dans la tête du producteur, alors que ce dernier regardait le Paris-Dakar. Thomas Langmann a d'abord songé à une course-poursuite entre un maton et trois frères déjantés, qui se sont par la suite fondus en un seul : Moltès (Gérard Lanvin) un dur de dur à la mode des années soixante-dix. C'est sous le pseudonyme de Matt Alexander qu'officie depuis douze ans un duo inséparable de scénaristes, à qui a été confié celui du Boulet. Matt Alexander avait rencontré Thomas Langmann à propos de son projet sur Fantomas (qui sera finalement tourné à partir de décembre 2002 avec Jean Reno)..Le jeune producteur qui avait déjà écrit une première version du scénario du Boulet avec Dominique Mezerette, a finalement décidé de leur en confier la réécriture. Thomas Langmann a voulu réunir le duo Gérard Lanvin/Benoît Poelvoorde. Un duo placé sous de nombreuses références. En vrac : La Chèvre, La Grande Vadrouille sans omettre Les Visiteurs. N'hésitant pas à multiplier les talents, Thomas Langmann a engagé deux réalisateurs. Alain Berberian s'est chargé de la partie tournée en premier au Maroc. Frédéric Forestier s'est ensuite occupé des scènes d'action et de comédie, à Paris.

Effets spéciaux


Pour Le Boulet, on peut distinguer deux types d'effets spéciaux. Une catégorie classique, et la séquence pour laquelle la société l'E.S.T (Etude et Supervision des Trucages) a été contactée en premier lieu, car elle nécessitait à l'évidence une longue préparation en amont : la Grande Roue de la Concorde. La Grande Roue était pour Thomas Langmann un moment clé du film. Une séquence de deux minutes qui compte 150 plans avec 70 trucages. La conception générale du producteur a été clairement définie dès le départ : Moltès est poursuivi à moto par le policier Youssouf (Djimoun Younsou) ; il lance sa voiture sur un tremplin, prend son envol, passe à travers la roue et l'accroche, la structure se déglingue, la roue s'effondre, poursuivant sa course à travers le jardin des Tuileries, écrasant tout sur son passage tel Godzilla. Tel était le principe de base. Dans le détail, l'équipe des effets spéciaux a travaaillé sur plusieurs versions avec Frédéric Forestier (le deuxième réalisateur ). L'équipe de l'E.S.T a examiné, réfléchi et chiffré les possibilités avant d'aboutir à cette version. Le but n'étant pas de raconter seulement l'histoire d'un manège géant qui se détache et se brise, mais celle d'une poursuite. La Grande Roue est un " accessoire " de cette poursuite, elle a une fonction narrative : c'est un des instruments pour lesquels le conflit, la rivalité entre les deux hommes s'exerce. La séquence définit également le ton du film : l'équipe ne voulait pas se prendre trop au sérieux, tout en frôlant les limites du crédible et en restant totalement photo-réaliste. C'était d'ailleurs pour l'équipe des effets spéciaux la difficulté majeure de cet épisode : comment animer cette Grande Roue en faisant en sorte qu'aucun élément visuel n'altère le photo-réalisme de l'image ? En général dans ce genre de séquence est située la nuit pour simplifier les effets. Le fait qu'elle se déroule en plein jour constituait un défi supplémentaire, la moindre erreur sautant aux yeux. En outre il a fallu ajouter des reflets, des ombres . Une fois cette version retenue, l'équipe a réfléchi à sa mise en oeuvre. Deux options se présentaient : l'option maquette et l'option image de synthèse. Finalement les gros plans ont été filmé sur maquette et les plans plus larges avec une action plus complexe ont été réalisés en image de synthèse. La maquette peut avoir un rendu très réaliste à condition de choisir la bonne échelle. En revanche, faire accomplir à une maquette un action complexe un plan large est un peu plus délicat et plus cher.

Tournage limite

Autre problème majeur : le temps de tournage était sévèrement compté. L'équipe ne pouvait pas tourner plus de quatre jours dans le Jardin des Tuileries et plus de deux jours sur la Concorde, avec obligation de restituer le décor à midi pour la circulation.
Une énorme contrainte, d'autant qu'Alain Berbérian et Frédéric Forestier ont tourné au mois d'août et qu'il ne faisait pas toujours beau.

La production a donc décidé de filmer aux Tuileries ce qui était indispensable, c'est-à-dire les plans de grand ensemble où l'on voit la totalité du site et de continuer les extérieurs à la Ferté-Alais après avoir amené du sable de la couleur appropriée, et y a voir reconstitué un bassin et des statues de Tuileries. Le tournage en prise de vues réelles de cette séquence a représenté quasiment un mois de travail. Pour la première fois l'équipe de l'E.S.T a travaillé avec les Versaillais, une équipe qui réalise des trucagtes à la prise de vue, déjà à l'origine des effets spéciaux du Fabuleux destin d'Amélie Poulain, Vidocq et du Pacte des loups. Les Versaillais ont pris en charge tous les effets pyrotechniques et mécaniques. Un groupe qui se positionne clairement sur le "haut de gamme". Ils ont ainsi construit à l'échelle ¼ une maquette de la grande Roue qui mesurait pas moins de neuf mètres. Ils ont également fabriqué à la même échelle, une centaine de cabines destinées à être écrasées sous le poids de la roue ou devant un fond vert, à l'aide d'une machine de leur cru. Les envols de voitures ont été filmés en vrai, ainsi que les envols et les réceptions de motos, certains sur fond de ciel, certains sur fond vert.

Précision importante : l'E.S.T était sur Le Boulet, coordinateur et organisateur. es trucages numériques de la Grande Roue ont été exécutés par Mikros Image, qui dispose d'une des meilleures équipes de 3 D à Paris. Pour ce genre de travail, il faut une infrastructure lourde, en pointe sur la plan recherche et développement, comme il n'en existe que trois ou quatre. L'équipe de l'E.S.T avait déjà avec eux une collaboration bien installée, qui remonte aux Rivières Pourpres de Mathieu Kassovitz. Par ailleurs, l'équipe de l'E.S.T a réalisé en interne divers trucages dans leur petit atelier de fabrication. Au final, on obtient le rapport maquette/images de synthèse suivant : 2/3 d'images de synthèse pour 1/3 de maquette

Par zoom-Cinema.fr le 10 avril 2002.

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Attention, il est possible que certains commentaires contiennent des révélations sur la fin du film "Le boulet" ou sur des éléments clés de celui-ci, donc prudence pour ceux qui n'ont pas encore vu Le boulet.

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