Critique du film Le père noël est une ordure (9 / 10)
AFFREUX,
SALES ET MECHANTS
Passons sur le mot culte, qui semble toucher tous les films de
la troupe du Splendid entre Les Bronzés, Les Bronzés font du ski, Papa fait de la résistance pour
nous concentrer ici sur la qualité de l'écriture.
Si Les Inconnus et Les Nuls font
preuve d'un triple talent, on peut assurément en déduire que celui de Christian Clavier et
consorts s'en trouve dans le cas présent démultiplié. Pas moins de six mains pour un scénario qui
enchaîne les gags à une vitesse proprement hallucinante.
Un fait d'autant plus
remarquable qu'aucun des membres de la troupe ne tire la couverture à lui.
De surcroît,
Jean-Marie Poiré, alors auréolé de son succès de Les Hommes préfèrent les grosses avec Josiane
Balasko, a le bon goût de ne pas faire du Père Noël est une ordure une simple captation de la
pièce de théâtre originelle.
Seul Francis Veber renouvellera bien des années plus tard
cette exploit avec Le dîner de cons (avec Thierry Lhermitte).
Les dialogues,
merveilles d'intelligence et politiquement incorrect, tirent à vue sur tout ce qui bouge. Les
vannes fusent, dans une peinture sociale au vitriol, où tous les milieux sociaux en prennent pour
leur grade. On pense bien évidemment à Affreux, sales et méchants d'Ettore Scola.
Du
grand art, difficilement surpassable en terme d'efficacité comique.
H.T
Par zoom-Cinema.fr le 25 août 1982.


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